Diaspora
mardi juin 27, 2017
Register

''Le phénomène Macron'' est difficilement compréhensible par ''les paresseux intellectuels'' ; ceux qui croient qu'il y a du hasard et de la génération spontanée en politique.

Il est intéressant à plusieurs  titres. Il dévoile la capacité des ''corporatocrates'' de se fixer des objectifs et de chercher à les atteindre sur le temps long. Il montre  dans quelle mesure ''la génération de l'iPhone''  et des ''réseaux sociaux'' est envoûtée, dans une certaine mesure, par ''la sorcellerie capitaliste''.

 Les jours passent, rien ne se profile à l’horizon. La pêche miraculeuse n’a pas eu lieu. Le facilitateur récusé continue son bonhomme de chemin, sourd aux revendications du Rassemblement. Le préavis du 19 septembre lancé contre Kabila n’est plus qu’une question de jours. Les positions des uns et des autres sont loin de s’accorder. Elles semblent figées. Le dialogue, dans sa forme actuelle, est déjà un échec considérant que la condition essentielle de l’inclusivité n’a pas été atteinte. Tout ceci n’augure rien de bon pour le peuple congolais.

Vouloir pousser les Congolais(es) et l'opinion publique nationale et internationale qu'il va y avoir, pour une énième fois, une guerre entre ''les bons Tutsi'' réfugiés au Rwanda et ''les méchants Hutu'' ayant pris leurs terres à l'Est du Congo-Kinshasa est un mensonge éhonté. Non. Il n'y a pas de terres tutsi au pays de Lumumba. Là-bas, les populations congolaises sont chassées des terres rurales au profit des vassaux des trans et multinationales et du Tutsi Power. Celui-ci coopère et/ou est instrumentalisée par celles-là pour satisfaire son instinct historique de domination et ''sa judéité idéologisée''. Les Congolais(es), leurs historiens , leurs analystes politiques et leurs médias alternatifs ont compris cela. Les mensonges de Colette Braeckman ne passe plus. Et puis, n'est-ce pas la même Colette Braeckman qui, à travers son livre, ''Les nouveaux prédateurs'' (2003), à la page 187, avoue que la guerre de Paul Kagame et ses parrains vise l'intégration de l'Afrique, avec le Congo-Kinshasa comme ''maillon essentiel'' ''aux circuits économiques mondiaux'' ? Colette aurait-elle oublié de relire Colette. Nous, non. Nous sommes avertis.

 

« Nkaya nlutatu. Badibi mbapite » Proverbe Luba

Depuis quelque temps, les Congolais(es) semblent avoir compris qu'il est impossible de mettre leur pays debout avec plus de 400 partis politiques. De plus en plus, la tendance est au rassemblement.

Plusieurs partis et associations de la société civile se mettent ensemble et disent être prêts pour le changement au pays de Patrice Emery Lumumba. Le 16 juillet 2016, ''une coalition des forces vives congolaises'' est née à Paris et se fixe comme objectif de mettre ''un Congo-Kinshasa sous occupation'' debout. Elle dit être prête à rompre avec le combat individuel pour un combat collectif.

Cette coalition est faite des Congolais(es) de tout âge. Elle croit être prête à diriger ''une transition sans Kabila''. Wait and see, comme diraient les anglophones. Attendons voir !