Quand je vois des « mobutistes », des pur-sang, comme les Tepemako, Atundu, Banyaku, Banza Mukalayi, Edo, Boshab ( ancien directeur de cabinet de Mabi Mulumba jadis premier commissaire d’Etat de Mobutu et membre du comité central), et lui-même anti-système-Kengo, à côté des gens qui sont quand même restés accrocher à «l’Opposition-Limeté », et ce jusqu’à l’entrée de l’AFDL,, c’est le cas par exemple de Théophile Bemba, (devenu plus tard directeur de cabinet, prof de français de « Joseph Kabila » et maire de la ville de Kinshasa), de Lambert Mende, ( ancien porte –parole de l’USORAS pro- Tshisekedi et de Kibassa), de Christophe Lutundula, de Raymond Tshibanda, voire de Pierre Lumbi, (ancien de la Société Civile de Kinshasa-pro 12e rue et aujourd’hui conseiller spécial de « Joseph Kabila », et aussi de Mme Lukiana, ( ancienne de la Société Civile, devenue la deuxième personnalité du PPRD), je me demande ce qu’ils font tous ensemble, ces gens dont tout devrait normalement opposer.  Et je cherche  surtout  à comprendre le pourquoi ils ont combattu Mobutu si c’est pour faire pire que ce qui lui a fait et ce avec les mêmes parrains! 

 Dans ce tableau, tous côtoient de pauvres adeptes de la Kabilie.  Alors. je me dis que quelque chose cloche dans cette « classe politique » à la congolaise. À dire vrai,  la raison en moi repousse la  compréhension de cette mixture.  Elle ne peut jamais fonctionner. Et sur cette liste, on n’oublie pas les amis de Léon, autrement appelé les « Kengo Boys », parmi lesquels se trouvent quelques Mobutistes, fidélisés  plus tard « Kengistes » et ce avant même la chute de Mobutu.  Peut-on alors parler de conviction et d’idéal dans le chef de ceux qui s’initient dans l’art de la politique en RD-Congo ? La question reste suspendue aux lèvres.

Félix Vunduawe Te Pemako et Banyaku Luape, jamais un sans deux. Les deux ne sont pas à leur première cour constitutionnelle en RD-« C-Kongo ». Ancien directeur de cabinet du maréchal Mobutu et conseiller de Mobutu dans la même cour, ils se sont retrouvés à maintes reprises comme membres de plusieurs cours de ce genre et autres commissions constitutionnelles jadis mises en place par le défunt régime. Mais à l’avènement de ce que fut appelé l’AFDL, le 17 mai 1997, malgré leur expertise, les deux conseillers susmentionnés du maréchal avaient toute honte bue pris  leurs deux jambes à leur cou. En d’autres termes, ceci voudrait dire que leurs participations antérieures et autres suggestions constitutionnelles n’ont pu sauver du naufrage le régime et Mobutu. Et aujourd’hui, faisant fi de leurs différentes mutations, à savoir du mobutisme à tout prix aux amours de la Kabilie, les deux consentent de nouveau à se remettre en scènes à l’instar des chauffeurs de Taxi de Paris dans Kocoumbo l’étudiant Noir d’Aké loba. Quand le clientélisme politique suspend l’intelligence.

En un mot, j’exprime doute puissant qu’ils ne puissent de nouveau prendre le large au bruit encore lointain d’un « soulèvement populaire » en gestation.

 Et sans toutefois  justifier la démarche de Mao, on ne s’étonne point de rêver à sa révolution culturelle.  En fin de compte, le peuple chinois fut rudoyé, mais il a fini par s’ « éduquer », se « transformer » et se discipliner. L’homme chinois, et sans l’envier, revient en force et ce par la grande porte en poursuivant l’écriture de son ’histoire. Cependant, les nôtres « ont trainé, [comme l’écrirait Tchicaya U’Tam’Si], l’Indépendance dans la boue de Poto-Poto »…

Heureusement que la jeunesse se fait porteuse d’espoir. Mais pas toute. Elle se distingue par son esprit de révolte. « Sa colère sera un rempart sûr contre la montée des périls. Car des vieux s’essoufflent à courir sus aux prébendes. Ils finissent par avoir l’âme molle des couards ».

 

Mufoncol Tshiyoyo

Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
Mouvement Politico-militaire, 
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