Un second jeune américain vient d’être abattu aux États-Unis. Comme dans le cas du premier, la presse de l’ « Occident », dans son ensemble, en parlant de ces deux assassinats, rajoute l’épithète « Noir » pour désigner les deux tués. On lit partout : «Un jeune homme Noir armé d'un couteau a été abattu mardi par la police dans le Missouri ». Je me demande si la précision « noire », qui colore la mort d’un homme tout court ne serait juste qu’une façon d’accorder une moindre importance à cette mort, une manière de dire qu’il ne s’agirait que des « Noirs », et qu’il n’y aurait dans ce cas rien à voir et passons, ou bien c’est l’expression d’une caractéristique d’une société qui ne pourrait se justifier et justifierait son essence que sur la base d’une préférence raciale. Je ne voudrais ici rien affirmer mais comme le mathématicien suédois Niels Bohr, chaque phrase prononcée est plus un questionnement qu’une affirmation.

 Le fait que dans les marches de protestation, le métissage de la masse exprimant sa colère est moins visible, on ne voit plus que ceux qui sont désignés par la couleur attribuée à leur peau que les autres qui de ce fait s’excluent ou regardent de loin et ce en spectateur alors que les deux tués sont citoyens américains à part entière. La presse en Occident est dans sa majorité financée par l’argent du contribuable, c’est-à-dire par l’État. Et cet Etat, qui laisse sans rechigner la presse sous son contrôle faire l’éloge de la différenciation, n’encouragerait-il pas ce conflit des races qui servirait sa cause ? 

 C’est ici que je fais le lien avec ce que des Congolais de la RD-Congo et autres en Afrique subissent comme atrocités de la part d’un Occident sous l’autorité morale et leadership anglo-saxon. Tuerait-on au Congo, en RD-Congo, des Congolais parce que l’Occident serait en quête de terre, de richesse ou c’est tout simplement une question de domination raciale. On n’est pas à la poursuite des richesses mais elles sont sous des terres noires, et qu’il s’agit des « Noirs », c’est-à-dire des êtres inferieurs et moins humains qu’il faudrait à tout prix et constamment leur apporter ce que je n’ai jamais toujours compris et que l’Occident qualifie de « Civilisation ». Parce que quand je regarde tout autour de moi, et je vois mon voisin direct ou lointain, il me revient souvent de me questionner son degré de civilisation par rapport à moi ou aux miens demeurés aux villages. 

 Je crois qu’il faille ouvrir le bon œil et se parler sans que cela ne gênât personne ou le bien-pensant définit selon le regard d’autrui.   

 J’aborde cette question parce que je pense être un homme. Et je le suis. C'est en ma qualité d’homme que ma bouche et mon esprit se meuvent. Point barre ! 

 

Mufoncol Tshiyoyo

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC
R.A.P.-en sigle, Mouvement politico-militaire
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