Diaspora
mercredi juillet 24, 2019
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Un angolais et un rwandais se rencontrent à Luanda non pas pour deviser sur le Rwanda et sur l'Angola,  mais sur la RD-Congo. L'entretien entre les deux se déroule en l'absence de la concernée. Ni le contenu de l'article ici présent attaché, ni l'image qui y est reprise dessus,  ne fait mention de la présence d'un officiel ou d'un officieux congolais. Au menu de leur rendez-vous  figure le fameux FDLR.  Des sujets hutus congolais à déplacer, je note sans l'aval de la population congolaise concernée,  vers ma ville natale Kisangani.  Ceci  voudrait dire en d’autres termes que la mort et la désolation se déplacent vers Kisangani où elles seront semées.  Et cette ville déjà martyre s'expose de nouveau à la culture de la mort, aux nouveaux massacres. Le Kivu est loin d’être pacifié. L'incertitude y plane toujours.  Et voici que Kisangani est sur la ligne de mire. Des Congolais se taisent. Ils regardent. Certains implorent, et ce comme toujours  Dieu le père. Ce que Moïse n'a jamais fait ni avant sa rencontre avec Dieu, ni après celle-ci. Je prends la Bible à témoin.

 

L'absence du personnel congolais, qu'il s'agisse des collabos et de nous autres « opposés » au peut surprend à la fois les Rwandais et les Angolais comme elle étonne le monde et la Monusco.  Je ne les accuse point, ceux qui se rencontrent dans ces conditions mais je trouve que dans l’état actuel de la RD-Congo, de faillite de l’État et de son absence, l'un des deux qui se retrouvent à Luanda et qui parlent de la RD-Congo est de trop.  C’est le Rwanda.

 

Les Anglo-saxons qui apparaissent être les parrains de l'Angola et du Rwanda ont fait reposer le leadership de la région  sur leurs accords signés avec les populations Tutsi, en particulier sur Museveni et Paul Kagamé après avoir anéanti le Zaîre à l’instar de l’Irak de  Saddam Hussein. Mais les Tutsi, un peu malins, Kagamé et Museveni, ont préféré collaborer ensemble, s'entendre, pour ne pas s’affaiblir aux yeux de leurs parrains et éloigner  leur manipulation. La situation arrange peu les Anglo-saxons, habitués dans leur rôle de « Divide et Impera ».

 

Ni le Rwanda, ni l’Ouganda, Ni Museveni, ni Kagamé, n'a finalement émergé comme leader de la région. Ils ne sont pas non plus parvenus à mater  ou à dominer l'Angola d’Edouardo Dos Santos, dont la puissance militaire et économique devrait permettre à ce pays de s’affirmer dans la région.  L'absence d'un pays régulateur, qui sait s'affirmer comme leadership, défavorise l’ordre régional et maintient le statu quo déstabilisateur, l'épée de Damoclès sur l'existence de la RD-Congo. La situation de la région apparait instable.  Quelqu’un est de trop. C’est Paul Kagamé chez les peuples dominés d’Afrique centrale. Et les Anglo-saxons le souhaitent ainsi.  Mais cette situation n’a fait que trop duré. Et  2016 s’approche. Comment nous jouons, nous,  peuple se réclamant de la RD-Congo, et nous autres dans la lutte, avec et au niveau de l'Afrique ?  

Je me demande comment protéger Kisangani alors que nous n'avons pas su protéger le Kivu ?

 

L'enjeu est de taille. Mais beaucoup préfèrent encore parler de tout sauf de la dure réalité qui frappe et que subit notre peuple.  

Je refuse d'être un spectateur,  un observateur  gentil et aimable alors que la vie de mon peuple est définitivement engagée.   En marge de ce que nous faisons, je me sers également de ma plume comme une arme. Peuple congolais, c’est maintenant ou jamais.

Likambo ya mabele, likambo ya makila

Mufoncol Tshiyoyo

Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
Mouvement Politico-militaire, 
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