Diaspora
mardi juillet 23, 2019
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Ce que dit Aimé Césaire après l'assassinat de Lumumba:

1. "Dans le monde congolais déchiré par les particularismes, hérissé de féodalité, bariolé de tribus, il incarnait une grande chose: le patriotisme congolais, la volonté d'être du Congo, et une belle chose: la foi en l'Afrique."

Ce qu'en pense Jean-Paul Sartre:

2. "Mort, Lumumba cesse d'être une personne pour devenir l'Afrique tout entière, avec sa volonté unitaire, la multiplicité de ses régimes sociaux et politiques, ses clivages, ses discordes, sa force et son impuissance: il ne fut pas ni ne pouvait être le héros du pan-africanisme, il en fut le martyr"

 

Ce que déclare Nasser sur Lumumba:

3. "Le gouvernement de la R.A.U. pense que l'assassinat de Monsieur Lumumba ne marquera pas la fin de la lutte en Afrique, mais le début d'une nouvelle phase de cette lutte. Lumumba ne représentera qu'un soldat dans la marche de l'Afrique vers sa liberté"

À notre jeunesse, il faut des modèles. Il lui faut un mythe, voire des mythes. Car un mythe sert à entretenir la mémoire collective. Un mythe balise le processus à la naissance d'une identité nationale, il forge et aide à l'unité d'un peuple. Un mythe alimente l'âme d'un peuple. Il sert à nourrir à fois son action, son espoir et un idéal que le peuple incarnera tout le long de son parcours vers son émancipation. Le mythe est aussi une arme qui habite et accompagne ceux qui vont au front et qui s'affichent comme défenseurs des valeurs nobles et partisanes. Et le mythe n'est jamais fait pour être aimé ou adulé.

Et dans le dernier message de Lumumba puise la jeunesse du Congo l'essence et l'énergie d'une lutte qui était déjà amorcée. Jamais Lumumba n'a invité au dialogue, mais dialoguer avec qui? C’est aussi cela l'autre versant de la question. Se mots parlent d'eux-mêmes: "Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire ".

 

J'invite alors à repenser et à changer,  ce dès ce jour,  de nouvelles stratégies de lutte.  Ce message s'adresse particulièrement aux partisans.

 

 

Likambo ya mabele, Likambo ya makila 

 

Mufoncol Tshiyoyo

Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC

R.A.P.-en sigle, mouvement politico-militaire

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