Diaspora
mardi septembre 17, 2019
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Tout le scenario actuel en RD-Congo part, et ce comme par enchantement de Lubumbashi,  quand l’actuel ambassadeur américain se permet, et je me demande finalement où se limite le rôle d’un ambassadeur accrédité dans un État donné, qu’il soit russe, chinois, ou américain, je m’en fous, de rencontrer Katumbi et Kyungu Wa Kumuanza, de s’entretenir avec des leaders politiques congolais qui , dans le cas en espèce, ne peuvent commercialiser politique avec des ambassades étrangères établies sur le territoire national. Et ce quel que soit le motif, pas politique, de médiation entre des hommes politiques congolais. Mais nous sommes au pays des Nègres où tout peut se tolérer sans qu’une voix ne s’élevât pour le dénoncer. Et de la suite de la rencontre au Katanga avec l’ambassadeur américain, personne ne sera surpris par la mise en scène du voyage télé-médiatisé-YouTubé de  Moïse Katumbi qui, il faudra le souligner, n’est juste qu’un simple gouverneur dans le paysage politique congolais actuel, mais dont la maladie s’annonce publiquement et serait même devenue un sujet de commerce politique. Si ce n’est pour la consommation populaire. Plus tard, Katumbi rejoindra Londres, la capitale anglaise qui est en passe de devenir sa base politique. Pourquoi on s’étonnerait quand on se trouve là en face de deux pays anglo-saxons qui ne gênent de s’afficher ouvertement, voire avec allégresse et,  dont la main mise sur la RD-Congo est un secret de Polichinelle. Elle remonte dans le temps mais plus visuelle depuis 1996 avec l’avènement de Paul Kagamé au Rwanda et de l’invasion qui sera suivie de nombreuses guerres d’agression que subit le pays de Lumumba.

 

La suite est connue. Le Katanga dépêchera un de ses hommes à Kinshasa Muyambo pour participer à ce qui paraîtrait aujourd’hui, et ce comme je l’entends et lis ce temps dernier, le début d’une chronique d’un départ déjà annoncé de celui que ses maîtres ont fini par transformer en proie. Ah, pauvre nègre ! Je dirais plutôt que la main de l’invisible et du diable reposent sur la tête de la RD-Congo. Mais comment le faire comprendre au peuple quand l’émotion et la contagion de Burkina Faso animent la rue, la masse et une partie de cette même élite incapable d’une dialectique propre à un esprit libertaire et soucieux de son émancipation. Comment le partager avec ce peuple qui se laisse, et de nouveau,  exploiter comme un certain 17 mai 1997. Alors, je me demande si c’est de cette manière des Congolais veulent subir l’histoire des autres. Il y a un choix à faire entre sa chosification à outrance  et son émancipation suivie de celle du peuple de la RD-Congo tout entier. Moi j’affirme, et j’en suis pleinement convaincu que le départ du pouvoir de  « Joseph Kabila », comme résultant des manœuvres d’adaptation du système à travers ses agents locaux et nationaux relève de l’ordre de fiction. Le révèle risque d’être tardif et lourd des conséquences. Et je dis qu’il faille arrêter ce scenario et mettre fin une fois pour toute à cette mascarade.  

 

Où aurait-on déjà vu un système qui se maintient depuis des millénaires s’assassinait de l’intérieur même de sa coquille et par ses propres agents. Certes que le peuple est mécontent. On le sait. Et on le vit. La permanence de son agacement démontre que le mal est plus profond que la superficialité des solutions qui lui sont présentés sous prétexte de  l’endiguer. Et ce mal date ni d’aujourd’hui, ni d’hier. Il s’est installé dans le temps. Et avec lui court le temps de la vie sur terre. Tandis que ceux qui le savent mieux, et qui en sont à l’origine, recourent les premiers à son exploitation, à son instrumentalisation, et à celle de l’homme congolais qui le subit, car son état est établi pour servir à cette fin, et surtout quand le peuple montre des signes d’étouffement dans le système où il est maintenu sous oxygène. C’est quand la tension excite le diable et menace l’ordre établi qu’il lui faut donner un coup de pouce,  donner l’impression de bouger, de mouvement de masse, celle-là même dont sa paupérisation à outrance aveugle et renforce son degré d’ignorance de la racine de son propre mal qui attend depuis toujours une solution radicale et définitive.

Le ras-le-bol du peuple congolais en souffrance et en manque d’un avenir qui lui soit propre et digne se laisse malheureusement exploiter par les mêmes tireurs de ficelle qui tentent de tester la dynamique du système d’exploitation et de domination d’un peuple et aussi de lui trouver, ce à chaque tournant de l’histoire, une bouffée d’oxygène, de justification tout en présentant le jeu en scène comme une alternance démocratique. Mais l’ironie qui touche le système au Congo vient, malheureusement ou heureusement,  de l’un des penseurs de l’ordre « mondialisé ». J’ai nommé Jacques Attali qui, dans son dernier livre,  "Devenir soi", l’auteur écrit ce qui suit, et ce à propos de ce que certains nomment déjà "démocratie" au Congo, je cite: " Dans les pays où l'État est particulièrement faible, tels la Somalie, la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan ou le Tchad, le chaos s'installe en se parant parfois du nom de démocratie". (Attali, 2014: 25).

Alors quand j'entends parler d’élections, de démocratie et de gouvernement, et même de candidats, je me dis mais de quoi il est question en RD-Congo?

To telema, to lamuka bana, bakolo, basi,ba mibali, ba ndeko, baninga.,

Ezali Likambo ya mabele, ya popularité, ya mabele

LIkambo ya mabele, likambo ya makila

 

 

Mufoncol Tshiyoyo

Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC

R.A.P.-en sigle, mouvement politico-militaire

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