Diaspora
jeudi novembre 21, 2019
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Ce jour-là, quand ils sortaient de chez eux , pour l'Église,  et après la prière, chez les Catholiques, chez les Protestants, chez les Kimbanguistes, dans les églises de réveil, tout le monde presque,  les peuples du Congo, de la RD-Congo, se rendaient tous dans la rue, ils prenaient la rue en otage, la coloraient  d'une multitude de couleurs, d'enfants, de jeunes, de vieux , femmes et hommes, et tous animés d'un seul idéal: que vive à jamais la RD-Congo et le destin de l'homme qui y vit , y vivra, et ce, pour des générations. La noblesse des convictions et d’un idéal

Beaucoup d'entre eux, parmi ceux qui y trouvèrent la mort à la fin de la journée ou encore au milieu de cette journée, n'avaient pris rendez-vous avec la mort en partant  de leur maison. Mes yeux ont vu la foule, la masse humaine, que des gens sur le boulevard Lumumba, non loin de l'échangeur de Limeté, ceux qui venaient de Matete, de Ndjili, de Masina, de Lemba, formaient  tous une cohorte humaine qui s'étendait vers Limeté,  la 12 ème rue,  ou encore pour rejoindre sa place commerciale. Et avant même d'atteindre la 12 ème rue,  et juste après le survol d'un hélicoptère, des mercenaires et la soldatesque de Mobutu,  habillés en tenue de paras militaires et bérets rouges,  sortaient d'on ne sait où, on assista à une pluie des tonnerres, des bombes lacrymogènes,  une odeur de fumée, alors sauve qui peut, des yeux larmoyants, pendant que d'autres tombaient définitivement sans se relever comme le danger était parmi nous, des tueurs marchaient avec nous , avec le peuple , ce en tenue civile. Comment savoir qui était à côté de toi......

 

Mais malgré tout cela, nous nous sommes frayé un chemin pour atteindre L'Eglise Saint Joseph à Matonge. Nous étions de la dynamique et plus tard président de la Société Civile de Kinshasa, jeune turc de l'opposition et membre du Bureau exécutif de l'Union Sacrée de l'Opposition radicale, délégué à la Conférence Nationale Souveraine, membre de la dynamique de la salle, mais un jour avant nous nous retrouvions dans le bureau, dans l’enceinte d’une Église située dans la commune de Barumbu où prestait à l’époque  le père Abbé Jose Pundu,  du groupe Amos, dans une de multiples réunions  de préparation de cette manifestation.

 

Combien sont morts et pourquoi? Pourquoi il ne faudra jamais se taire pour que personne n'oubliât ce qui  s'était passé ce jour-là. Ils sont morts comme ces femmes qui se font violées à l'Est de la RDC, comme ces hommes  congolais qui se font sodomisés  à L'est, au Kivu, à Beni, ils sont morts ce  jour-là pour que leur sang, ainsi versé, écrivît l'histoire commune de la RD-Congo. Nous l’achetons, nous le ré-achetons avec notre sang, du sang congolais. Et c'est le seul prix que nous avons payé, que ce peuple paye pour cette terre de ses ancêtres.

 

Il est temps que tout ce qui se passe actuellement prenne fin et que les peuples congolais s'émancipent en criant à  la face du monde son droit à l’existence et  qu’il puisse assumer courageusement, dans la dignité et dans ka fierté , et définitivement son destin. Nous avons assez payé et le temps est venu que  la jeunesse au nom de laquelle beaucoup d'entre nous se sont sacrifiés jouisse de la RD-Congo, prenne le flambeau et en assume  la responsabilité de son devenir  et sans que qui que ce soit ne s'interférât  dans les affaires relevant de la souveraineté du peuple Congolais.

 

Que personne et de génération en génération, que personne ne puisse oublier qu’il était une fois un 16 février 1992

 

Likambo ya mabele, likambo ya makila

 

Mufoncol Tshiyoyo  

Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire, 
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