Diaspora
dimanche décembre 17, 2017
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Un jour, au cours d'une émission avec le Pasteur Bobo, il me fait remarquer qu'il arrive que certains mots ou certaines expressions que j'utilise ne soient pas toujours compris par un bon nombre d'auditeurs. Cette remarque n'est pas tombée dans les oreilles d'un sourd. Je l'ai partagée avec les miens et je viens de publier, avec leur concours, ''un dictionnaire pour l'insurrection des consciences''. Il essaie d'expliquer plusieurs concepts et expressions utilisés dans mes articles, dans les livres que j'ai écris ou co-écrit et dans les émissions que j'ai animées les dix dernières années.

''Ingeta'' ne fait pas qu'expliquer les concepts et les expressions ; il déconstruit ''le discours officiel'' que ''les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent'' imposent depuis tout un temps. Il déconstruit, tant soit peu, ''la novlangue'' en restant très attaché à la réécriture de l'histoire du Congo-Kinshasa.

Chaque page de ce livre expliquant un mot ou expression résume à grands traits l'histoire du pays de Lumumba depuis ''la guerre de l'AFDL'' (et même un peu tôt) jusqu'à ce jour. Telle est ''la magie'' de ce ''dictionnaire''. Il retient certaines dates et revient sur certains événements ayant marqué la vie du pays de Kimpa Vita ces dernières années.

''Etat raté'', ''Etat manqué'', ''guerre de basse intensité'', ''guerre perpétuelle'', ''glissement'', ''gouvernement fantoche'', ''Etat profond'', ''vidéosphère'', ''Washington'', etc., tout ceci est expliqué. Mais aussi Genval, Ile de Gorée, etc.

Mais pour quoi faire ? Pour une ''insurrection des consciences citoyenne'' au cœur de l'Afrique.

''Ingeta. Dictionnaire pour une insurrection des consciences'' vient rappeler que l'usage des mots n'est pas innocent. Il est un essai audacieux de déconstruction de ''la novlangue'' au Congo-Kinshasa. Ses limites sont perfectibles.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961