Diaspora
dimanche mai 27, 2018
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Il se pourrait que la mise en pratique continue de ''la politique-Tshididi'' produise toujours son fruit au cœur de l'Afrique. S'étant rendus compte que ''les élections claires, limpides, transparentes, libres et plus que démocratiques'' sont impossibles au cœur de l'Afrique, les agents de ''la communauté occidentale'' seraient en train de voir comment rompre avec ''la confrontation'' entre leurs ''nègres de service'' et autres sous-traitants pour créer ''un gouverne-et-ment d'union entre membres du statu quo'', tous les partis des ''Tshididistes confondus'', afin d'offrir à leur trans et multinationales l'opportunité de poursuivre l'extermination des Congolais(es) et le pillage de leur pays après un énième dialogue. Cette blague de mauvais goût ne pourra étonner que des compatriotes n'ayant pas compris que depuis bientôt plus de deux décennies, le Congo-Kinshasa est une ''néocolonie occidentale'' gérée sur fond d'un machiavélisme qui ne dit pas son nom.

Le Belge Jules Chomé parlait déjà ce ''calcul machiavélique'' à l'aube de l'indépendance formelle du pays. Citant un texte de la Relève, il notait ceci : ''En fait notre politique répondait à la fois à un fond de lâcheté, l'obsession de la guerre d'Algérie, et à un calcul assez machiavélique. M. de Schrijver a octroyé l'indépendance tout de suit mais il n'a opéré aucune des réformes préconisées par M. Van Bilsen. La raison en est qu'il n'a jamais entendu accorder aux Congolais qu'une indépendance purement fictive et nominale. Les milieux financiers ont cru fermement, car nos milieux politiques ont surtout été naïfs, qu'il suffirait de donner à quelques Congolais des titres de ministre ou de parlementaire, des grands cordons, des autos de luxe, des gros traitements, des maisons somptueuses dans la cité européenne pour arrêter définitivement le mouvement d'émancipation qui menaçait leurs intérêts.'' Et il poursuit : ''Ce calcul, pour machiavélique qu'il soit, n'en constituait pas moins une aberration : il comptait pour rien la personnalité des leaders congolais que le peuple allait porter à la tête du pays.''

Si plus de trois décennies que ce texte a été publié, il y a encore des ''leaders congolais'' estimant qu'ils ''ne comptent pour rien'', qu'ils sont des ''non-personnes'' manipulables par les trans et les multinationales au nom de leur approche ''tshididiste de la politique'', c'est signe que le Congo-Kinshasa a un problème sérieux. Certains de ses enfants n'auraient rien compris à la véritable histoire de leur émancipation politique. Ils ne la connaîtraient pas.Ils ne l'auraient même pas lue. Grave !

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961