Diaspora
mardi mai 21, 2019
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Compte-rendu du colloque du 24 octobre 2009

(ULB, Campus Solboch)

 

Tous les familiers du marketing savent que l’image est ce qui donne sa valeur à un produit commercial. C’est la raison pour laquelle le monde du marché et du capital accorde une place considérable à la personne chargée de la communication au sein d’une entreprise ou d’une industrie. Car il revient au service des communications de veiller à l’image d’une société, à sa réputation et à son identité.

C’est dans cet esprit qu’il faut prendre la mesure de l’intérêt que chaque peuple accorde à son image de marque et à l’irremplaçabilité de sa productivité historique. C’est sur cette base qu’il peut formater durablement son mental, construire sa vision de l’avenir, faire advenir et féconder la révolution de l’imaginaire.

C’est dans ce sens qu’il convient de penser un nouvel imaginaire africain qui permette la refondation de l’Afrique et rende possible la reconstitution du corps d’Osiris, c’est-à-dire du continent noir dépecée.

Il s’agit là d’un travail de longue haleine qui sollicite à la fois commencements et recommencements. Et ce qui commence est souvent déviant et marginal. Il faut s’engager avec espérance sur la voie du rêve d’un autre monde pour affronter les défis de l’Afrique et de toute la planète.

Conférences, échanges et débats ont permis aux participants au colloque du Cerda du 24 octobre 2009 de se nourrir de ces idées et de partir sur cette base pour formuler quelques résolutions, dont les suivantes :

Il devient impérieux de mettre fin à la promotion de la fête de St Nicolas ou du Père Noël dans les familles africaines, car il s’en dégage une imagerie injurieuse pour le continent africain et les peuples noirs ;

Étant donné que la bande dessinée Tintin au Congo déstructure l’identité de l’Afrique et l’image économique du Congolais perçu par le chien Milou comme un être paresseux, elle doit être retirée du commerce; une commission de travail est chargée de se pencher là-dessus. Aussi, le moment est-il venu d’inviter les familles africaines à cesser de faire de Tintin au Congo un produit de consommation dans un contexte mondialisé où l’on n’a pas intérêt à être traité de fainéant ou de paresseux économique.

Nous devons apprendre à être solidaires et prêts à mourir pour les autres, selon la leçon de dix petits nègres.

Equipe du CERDA (Centre d’Education et de Réflexion pour le Développement des Communautés Africaines)