Diaspora
mercredi juillet 24, 2019
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Le cinquantenaire des indépendances africaines en général et celui du Congo Rd en particulier continue de se célébrer tout au long de cette année 2010. C’est dans ce cadre que le mercredi 10 novembre 2010, Le Théâtre Royal de Mons a accueilli une grande Conférence intitulée «1960-2010: 50 ans d'indépendance... et aujourd'hui ?». Deux invités de marque, Justine Mpoyo Kasa Vubu et François Ryckmans sous la modération de Jean-Pierre Tshibangu Katshidi Kaya, professeur à la Faculté Polytechnique de Mons.

Lundi 29 novembre 2010. Il est 20h30 quand d’une voix pleine d’émotion Marie Lovette Ndjeka Djemba annonce à Congoone que son mari, Thierry Mandina Madila, venait d’être libéré et qu’elle se rendait au centre fermé 127 bis pour le chercher. A 21h50, Mme Mandina nous passe son mari au téléphone. L’avocat congolais voulait remercier lui-même Congoone pour avoir contribué, aux côtés des organisations de défense des droits de l’homme, des autorités académiques de l’Université Libre de Bruxelles ( ULB) , du CIRE, des parlementaires belges dont Zoé Genot, à obtenir sa libération après 20 longs jours de détention et trois tentatives d’expulsion.

Thierry Frédéric Mandina Madila, avocat au barreau de Kinshasa, est détenu au Centre 127 bis depuis son arrivée en Belgique le 9 novembre courant, et demeure sous la menace d’expulsion pouvant intervenir à tout moment. Et pourtant, il est entré régulièrement en Belgique !

L’Ambassade de Belgique à Kinshasa lui ayant délivré un « visa long séjour étudiant » pour lui permettre de suivre un Master en criminologie à l’Université Libre de Bruxelles ( ULB) où il est inscrit, il est curieux que l’Office des Etrangers le maintienne en détention depuis bientôt un mois.

 

«Mabe yo liwa, yo mabe, yo liwa

Moninga na ngaï akeyi kopema na banzelu, Molimo n’esengo pe kimia
Soki pe liwa yango ezala ata nzembo, Baninga toyemba azonga
Akeyi, mawa na motema, Akozonga lisusu te oh

Baboti bakolela, Likama ekweyi na kati ya libota

Akeyi na ye, akozonga lisusu te, Tokotikala na mawa na motema

Yo liwa yo mabe,Omemeli biso ngai ndeko

Ye na bolenge okumbi ye, Asililisaki nanu bomo te

Ndenge ninin tokotikala na mawa te, Ndeko akeyi na ye akozonga lisusu te

Moninga ya lisano anani, Moninga akeyi - mawa na motema… »

« Méchante que tu es la mort, tu es méchante toi la mort…

Mon ami est parti dans le repos avec les anges, son âme joyeuse et en  paix

Si la mort était une chanson, chantons- en tous mes amis afin qu’il nous revienne !

Il est parti en laissant nos cœurs dans la peine, et il ne reviendra jamais

Les parents en pleurs, une catastrophe a frappé la famille

Il est parti et ne reviendra jamais, la tristesse demeurera dans nos cœurs

Toi la mort, tu es si méchante ; tu nous as emporté notre frère

Dans sa jeunesse tu l’as pris alors qu’il n’avait pas fini son parcours

Comment ne vivrons-nous plus dans la tristesse, notre frère étant parti pour ne plus revenir

L’ami de jeux (musique ou musicien), Il est parti et nos cœurs sont si tristes »…