Diaspora
mercredi novembre 13, 2019
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Plusieurs pays africains célèbrent cette année le cinquantenaire de leurs indépendances mais il faut croire malheureusement qu’il s’agisse de cinquante années de dépendance  tant tous les gouvernants de ces états n’ont jamais rompu le cordon ombilical de la Francafrique. Ce n’est pas cette vidéo qui va conforter l’image d’une certaine Afrique qui veut s’émanciper de la tutelle encore trop présente de l’ancienne puissance colonisatrice.

Nous nous battons contre du vent et nous nous étonnons du peu de résultat de nos combats. Pourquoi? Parce que nous ne voyons pas les manipulateurs cachés derrière le vent que nous devons, bien sûr, combattre mais certainement trop exclusivement. C'est un long combat que celui auquel nous sommes appelés. Nous ne deviendrons libres que si nous arrivons à viser juste, à démasquer le véritable ennemi de notre peuple et enrailler sa machine infernale à fabriquer les caniches politiques qui prétendent nous gouverner. Ces derniers sont des manipulateurs manipulés comme le dit si bien Kä Mana. Et quand nous commettons l'erreur de nous battre entre nous, les maîtres se reposent et nous regardent goguenards le cigare à la bouche. Combattre les caniches, oui. Combattre uniquement les caniches, non. Les maîtres en trouveront toujours d'autres. Et nous, certains d'entre nous s'offrent à eux la tête baissée pendant que j'écris ce billet. D'autres usent de la petite énergie qu'ils ont pour casser les nôtres. Nous avons même trouvé une expression pour désigner ces guerres fratricides: "analyse sans complaisance". Les maîtres rigolent et s'en trouvent soulagés: ce sont des nègres qui ont tué un autre nègre. C'est le même discours qu'ils tiennent sur la traite négrière: ce sont des nègres qui ont vendu d'autres nègres. Les questions qu'il faudrait leur poser sont les suivantes: "Mais avant l'arrivée de l'Arabe et du Blanc, comment faisaient les nègres pour vendre les leurs? Qu'est-ce que le Blanc était venu chercher en Afrique? Si le "Sauvage" africain ne voyait rien de mauvais dans la traite des noirs, pourquoi le "Civilisé" européen ne voyait-il pas que l'achat des êtres humains constitue un crime? J'aimerais bien avoir des réponses précises à ces interrogations.

Comparaison n’est pas raison. Dans l’histoire des hommes et des nations, les parcours et les trajectoires diffèrent selon les circonstances et le contexte historique auxquels ils sont liés. Jamais, même avec des points de ressemblance, deux faits historiques ne sauraient être superposables. Néanmoins, il est permis de dire qu’il y a des rapprochements possibles entre deux réalités, certes séparées dans l’espace et dans le temps, mais qui, sans forcer la comparaison, nous susurrent des traits évidents de convergence voire de gémellité. C’est le cas de la situation politique actuelle dans la région des Grands Lacs africains, entre la RD Congo et le climat qui préludait à la Seconde Guerre mondiale.

Le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays pouvait-il, devait-il être fêté ? La question est revenue plus d’une fois dans le débat entre Congolais. Le roi des Belges devait-il participer à une telle manifestation dans le cas où, malgré les doutes des uns et l’opposition des autres, les festivités étaient tout de même organisées par le pouvoir d’occupation de « Joseph Kabila » ?