Diaspora
mardi octobre 17, 2017
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En pensant ce jour au journaliste et à notre cher ami Mike Mukebayi, qui est à la fois journaliste de profession, éditeur et patron du journal CongoNews, c'est un quotidien qui apparait à Kinshasa et en RD-Congo, je me permets ici de rendre un vibrant hommage au travail que l'ensemble de la presse congolaise abat et a toujours abattu dans notre cher et beau pays, la RD-Congo. Mes hommages s'adressent plus particulièrement à une partie de la presse congolaise, celle qui reste engagée dans la lutte dont l'objectif fixé reste la souveraineté nationale et l'émancipation de l'homme "congolais".

La Kabilie serait-elle en panne d’espérance et d’idées, c’est le constat généralisé qui se fait voir au sein de la communauté congolaise dans son ensemble. Du citoyen congolais moyen aux spécialistes des questions politique dans le pays comme la diaspora, l’on ne s’interroge même plus sur ce qui semble être la fin d’un régime aux abois. Et pour preuves, l’utilisation de tant d’astuces et autres artifices pour faire valoir de l’existence et de la visibilité même d’un pouvoir à bout de souffle. Pourtant, ce qu’on redoute semble bien en marche et indique une fin de règne tant redoutée, ouvrant ainsi grandement les portes de la Cour Pénale Internationale de Justice (CPI) et ses quartiers pénitenciers de Scheveningen aux Pays-Bas pour le «Rais Sissa Bidimbu» et compagnies.

 Un second jeune américain vient d’être abattu aux États-Unis. Comme dans le cas du premier, la presse de l’ « Occident », dans son ensemble, en parlant de ces deux assassinats, rajoute l’épithète « Noir » pour désigner les deux tués. On lit partout : «Un jeune homme Noir armé d'un couteau a été abattu mardi par la police dans le Missouri ». Je me demande si la précision « noire », qui colore la mort d’un homme tout court ne serait juste qu’une façon d’accorder une moindre importance à cette mort, une manière de dire qu’il ne s’agirait que des « Noirs », et qu’il n’y aurait dans ce cas rien à voir et passons, ou bien c’est l’expression d’une caractéristique d’une société qui ne pourrait se justifier et justifierait son essence que sur la base d’une préférence raciale. Je ne voudrais ici rien affirmer mais comme le mathématicien suédois Niels Bohr, chaque phrase prononcée est plus un questionnement qu’une affirmation.

La vingt deuxième édition de la journée Kasayenne du souvenir en Belgique s’est déroulée le 15 aout 2014 à Bruxelles. Tout a débuté avec le mot de bienvenue prononcé par Luambua Laylay, président du regroupement « Maison du Kasayi » , qui coordonne l’ensemble d’ONG kasayenne qui participent à cette commémoration, puis est venu ensuite le moment de « l’Allumage de la flamme » et l’explication de la symbolique par le professeur Mufuta Kabemba.  Ladi Badinga, présidente d’Alter Kasaï a par la suite procédé à la lecture  d’un texte intitulé  « Mémoire du refoulement». Moment particulier de la commémoration en dehors d’autres activités, a été la lecture du texte « Plus jamais cela » par Vianey-Marie Eliya, et surtout l’exposé par Tanguy Luambua de son mémoire de fin d’études « Epuration ethnique : cas du Katanga ».


 

Ci-dessous, le film projeté lors de la commémoration.