Diaspora
dimanche décembre 17, 2017
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Vouloir pousser les Congolais(es) et l'opinion publique nationale et internationale qu'il va y avoir, pour une énième fois, une guerre entre ''les bons Tutsi'' réfugiés au Rwanda et ''les méchants Hutu'' ayant pris leurs terres à l'Est du Congo-Kinshasa est un mensonge éhonté. Non. Il n'y a pas de terres tutsi au pays de Lumumba. Là-bas, les populations congolaises sont chassées des terres rurales au profit des vassaux des trans et multinationales et du Tutsi Power. Celui-ci coopère et/ou est instrumentalisée par celles-là pour satisfaire son instinct historique de domination et ''sa judéité idéologisée''. Les Congolais(es), leurs historiens , leurs analystes politiques et leurs médias alternatifs ont compris cela. Les mensonges de Colette Braeckman ne passe plus. Et puis, n'est-ce pas la même Colette Braeckman qui, à travers son livre, ''Les nouveaux prédateurs'' (2003), à la page 187, avoue que la guerre de Paul Kagame et ses parrains vise l'intégration de l'Afrique, avec le Congo-Kinshasa comme ''maillon essentiel'' ''aux circuits économiques mondiaux'' ? Colette aurait-elle oublié de relire Colette. Nous, non. Nous sommes avertis.

 

« Nkaya nlutatu. Badibi mbapite » Proverbe Luba

Depuis quelque temps, les Congolais(es) semblent avoir compris qu'il est impossible de mettre leur pays debout avec plus de 400 partis politiques. De plus en plus, la tendance est au rassemblement.

Plusieurs partis et associations de la société civile se mettent ensemble et disent être prêts pour le changement au pays de Patrice Emery Lumumba. Le 16 juillet 2016, ''une coalition des forces vives congolaises'' est née à Paris et se fixe comme objectif de mettre ''un Congo-Kinshasa sous occupation'' debout. Elle dit être prête à rompre avec le combat individuel pour un combat collectif.

Cette coalition est faite des Congolais(es) de tout âge. Elle croit être prête à diriger ''une transition sans Kabila''. Wait and see, comme diraient les anglophones. Attendons voir !

« Un peuple sans mémoire ne peut pas devenir un peuple libre. » D. MITTERRAND

Si ces élites politiques et intellectuelles ont oublié que ''la guerre perpétuelle'' menée contre le Congo-Kinshasa fait partie des ''guerres secrètes de la politique et de la justice internationales'', il y a deux livres qu'elles peuvent aller consulter ou lire si elles ne les ont jamais lus. Il y a le livre de Florence Hartmann intitulé ''Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politiques et de la justice internationales''. Il y a aussi le livre de Pierre Péan intitulé ''Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''.

Quand nous abordons la question de la diaspora congolaise, nous ne devrions pas perdre de vue qu'elle est plurielle. Et dans sa pluralité, elle n'a pas toujours une approche uniforme de son pays d'origine et de son avenir. Cela est à mettre à son actif. Du choc des idées surgit la lumière, dit-on. A condition que le choc des idées évite « le massacre » de ceux qui les portent.