Diaspora
vendredi septembre 18, 2020
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Cette expression est revenue souvent dans la bouche des Congolais en 2006 lors de la compagne électorale entre Bemba et « Joseph Kabila ».  Une façon pour eux, pour la plupart de ceux qui l’employaient,  de montrer qu’ils n’avaient pas de choix devant des élections qui leur étaient imposées et vendues par la « Communauté Internationale »,  et comme je l’entends encore aujourd’hui, par ceux que des Congolais ont fini par intériorisés comme étant  « leurs » décideurs.  J’ai vu ou lu quelque part  cette expression « les décideurs du monde ». Le mal n’est pas qu’ils les soient,  c’est-à-dire « décideurs » pour je ne sais qui,  mais le fait que des citoyens congolais, à la limite dépassés et dépités,  l’adversaire a eu raison  de ce type d’hommes, s’y soumettent et les reconnaissent comme tels, choque ma conscience.  Mes pensées s’entrechoquent sans pouvoir se préciser et se fixer.  Il y a toujours une possibilité. Il y a toujours un choix à faire, une attitude à adopter.

En 2007,  Tony Blair quitte le pouvoir après deux mandats réalisés à la tête de la Grande Bretagne comme premier ministre.  À l’époque, il trônait  non seulement sur des Britanniques, un peuple  « européen » comme lui-même, réputé  « civilisé » et jadis colonisateur, mais également sur le monde.  Mais depuis son départ du pouvoir, l’homme s’est reconverti. De son ancien rang de premier ministre,  Paul  Kagamé,  qui est un « Noir » mais président imposé au Rwanda,  un pays d’Afrique « Noire », le recrute – ici  il reste à savoir qui a recruté qui -  et le réduit,  du moins d’après ce que la propagande officielle  diffuse comme nouvelle,  au niveau d’un simple  « conseiller »  et qui  a consenti  à se placer sous les ordres d’un président « noir » et à la présidence du Rwanda. 

 

Là où d’autres manquent de courage d’assumer l’actif et le passif de leur passé,  renient et  ce même sans raison aucune leurs  anciens maîtres,  ceux grâce à qui ils sont ce qu’ils sont devenus,  c’est le cas du Maréchal Mobutu, aimé ou pas , qui  a  donné une visibilité à autant des gens mais qui ont préféré  le renier et ce avant même que le coq ne chantât pour la troisième fois, Blé Goudé, lui , et  à l’instar de Mitterrand  en son temps, crie haut et fort devant l’Occident :