Diaspora
mardi juin 27, 2017
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C'est quoi ça ? Vous apprenez l'économie dans deux ou trois universités occidentales. Vous maîtrisez les trois principes du néolibéralismes : la libéralisation, la privatisation et la déréglementation. Et vous estimez que cela vous suffit pour diriger le Congo-Kinshasa ! C'est quoi ça comme histoire ? Vous faites comme si votre narration économiciste du monde était la seule valable en feignant que la crise économique que l'Occident connaît depuis 2008 et même avant n'était pas liée au manque de pertinence des règles de ''la bonne gouvernance'' par le Consensus de Washington. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Vous avez fait l'économie à l'université occidentale. Nous, nous avons fait la sociologie et la philosophie. Nous n'allons pas vous laisser imposer à nos populations appauvries par les programmes d'ajustement structurel et les Initiatives pour les pays pauvres très endettés par le FMI et la Banque mondiale les programmes de méritocratie économiciste concoctés par les mêmes IFI pour les soumettre et rouler dans la farine. Nous allons nous battre contre vous, argument contre argument, livre contre livre, matrice organisationnelle contre matrice organisationnelle pour que vous compreniez qu'il suffit pas d'être les portes-parole ''la stratégie du choc'' et de ''la montée du capitalisme du désastre'' pour que tout vous soit permis.

Plusieurs intellectuels critiques européens prônent depuis tout un temps la fin de l'Euro et la sortie de l'Europe par souci de retrouver la souveraineté nationale et populaire perdues à cause du mondialisme (ultralibéral). Il y a là une convergence de luttes à rejoindre. Comme les personnalités politiques européennes disqualifiées sont, pour la plupart, les parrains des ''rois congolais'', ne faudrait-il pas que la diaspora congolaise rejoigne ''les Nuits debout'' à Bruxelles, à Paris, à Lyon, à Marseille, etc. 

En 1974,  Alain Peyrefitte  mettait un livre au titre ‘’prophétique’’ sur le marché. Il publiait ‘’Quand la Chine s’éveillera…le monde tremblera’’[1]. Par ce lire, il jetait  des ‘’regards (critiques) sur la voie chinoise’’ et semblait avoir  saisi dans ‘’la révolution culturelle’’ les germes d’un autre Chine.  Plus de  trois décennies après  la publication de ce livre, la Chine est devenue la première puissance économique (2015). Elle est en train de passer de son état d’ « usine pour les multinationales occidentales » à celui  d’un pays émergent. Elle se déconnecte de plus en plus du ‘’bras économique’’ du ‘’capitalisme du désastre’’. Elle crée ses banques et entreprend de recréer ‘’la route de la soie’’. Bien qu’étant ‘’un marché’’ de plus d’un milliard d’habitants,  elle est  engagée dans des relations géostratégiques enviables avec la Russie, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. Elle est en train de trouver et d’approfondir ‘’sa voie’’.