Editorial
mardi décembre 11, 2018
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Deux journalistes belges expliquent en des termes trop clairs une partie importantes de ''l'enjeu congolais'' actuel. Pendant que nous comptons les jours nous séparant des ''élections-pièges-à-cons'' et que nous injurions au point de participer à la guerre raciste de prédation et de balkanisation de notre pays, ces deux journalistes, à partir de la Belgique éclairent les choses.

Pourquoi les politicards congolais, tous les partis confondus, ne disent-ils pas que le problème du Congo-Kinshasa est que les trans et les multinationales veulent les utiliser comme garçons de course pour exploiter les terres et les matières premières congolaises ? Pourquoi font-ils de cette question de la colonisation de l'espace politique congolais par les trans et multinationales un problème de tel ou tel autre politicard congolais ou africain, de telle ou telle autre tribu ? Ce problème est ''international''. Jacques Attali n'a pas froid aux yeux quand il avoue que ''les élus'' ne contrôlent plus rien. La vidéo est là :https://www.youtube.com/watch?v=k40RpYZlvkQ&fbclid=IwAR3I26jmcEHoTKXxTzhJqKPUInxp5obV2CqcXM0Z3sd-P3aPiPCgZJqvCkw. Il n'est pas le seul à le dire. Noam Chomsky, Michel Collon, André Vltchek, Riccardo Petrella, etc. le disent depuis tout un temps sans mettre des gants.

''Si tu veux qu'ils soient frères, oblige-les de bâtir une tour. Mais si tu veux qu'ils se haïssent, jette-leur du grain'' (A. de St Exupéry)

L'usage matérialiste de l'école et de l'université est un risque sérieux. Il en écarte les beaux textes de toutes les traditions et toutes les cultures confondues. Etudier pour être ''utilisé'' par les entreprises néolibérales comme une machine à produire et/ou à consommer des sous et des biens peut être une voie ouverte à l'inculture et à la production des ''monstres'' ayant perdu ''la tête''.

 

Une vidéo circule depuis hier, mercredi 19 septembre 2018, sur les réseaux sociaux congolais. Une valise contenant de l'argent liquide (en dollar) est ouverte. Une personne palpant les liasses neuves de cet argent semble en expliquer la provenance. Elle cite le nom de ''Kabila'' en montrant une pièce d'identité.