Editorial
lundi septembre 25, 2017
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Un ambassadeur burundais prend la parole de manière responsable et prouve qu'il est au courant de la marche actuelle du monde. Il lit les relations de son pays avec la Russie en fonction de l'ouverture de ce pays au monde multipolaire et à son respect des principes du droit international.

Quand ''Joseph Kabila'' est présenté comme ''un tout-puissant'' pouvant soumettre quatre-vingt millions de Congolais(es), les fanatiques applaudissent. Et les analystes politiques et autres chercheurs congolais s'inquiètent de la rupture épistémologique de cette idéologisation du ''Cheval de Troie du Tutsi Power''. Que signifie la rupture épistémologique ? Elle est le fait de cacher le soubassement, le contexte de l'émergence d'un texte ou d'un parcours cognitif pour le besoin de la cause. Quand les fanatiques applaudissent, cela peut être signe d'ignorance ou de l'inculture. Cela est très dangereux dans la mesure où le fanatisme met fin à tout débat désidéologisant. Et les fanatiques promettent des plaies et des bosses aux ténors des remises en question s'inscrivant en faux contre la rupture épistémologique.

Après ''le conflit au Congo. La vérité dévoilé et Rwanda's untold story'', nous avons là un film à suivre attentivement (https://www.youtube.com/watch?v=bzavJSgYXWM). ''Il est malin''. A certains endroits, il voudrait faire croire que ''la guerre de libération'' a engendré ''la guerre de prédation''. Les deux premiers films (documentaires) et plusieurs livres écrits sur la tragédie congolaise aident à mieux comprendre cette ''guerre des Clinton'' (et de leur AMFI).

Il est possible d'écouter les derniers propos d' Emmanuel Macron sur le nombre d'enfants en Afrique et de croire qu'il invente l'eau chaude. Non. Il reprend la thèse malthusienne après plusieurs autres occidentaux dont Henri Kissinger. Le recours à ces arguments économicistes et biologistes cachent mal le fait qu'elles sont à la base des guerres d'extermination d'autres peuples par l'Occident depuis la nuit des temps. Et si nous prenons en compte la thèse selon laquelle ''la guerre est un moyen de faire la politique autrement'', nous pouvons nous faire à l'idée que plusieurs guerres de prédation sont aussi des guerres d'extermination des peuples considérés comme étant des menaces pur les intérêts économiques du 1% occidental. Les Russes ont plus de 20,000,000 d'habitants après la Révolution de 1917 en passant par la deuxième guerre mondiale (Lire R. CHARVIN, Faut-il détester la Russie ? Vers une nouvelle guerre froide, Bruxelles, 2016). Les Juifs ont failli être exterminés par les nazis. Depuis les années 1990, les Congolais(es) sont exterminé(es) par les proxys des trans et multinationales. Les Chinois ont perdu des millions de leurs compatriotes au cours de la traite et de la colonisation occidentale. Plusieurs pays du monde ont connu, au cours de l'histoire, des moments de grande humiliation et d'extermination. (Lire B. BADIE, Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales, Paris, 2014).