Editorial
mercredi juin 28, 2017
Register

Un député européen intervient au Parlement Européen sur la situation actuelle du Congo-Kinshasa. Il reprend des révélations graves sur le mode opératoire des Occidentaux au pays de Lumumba. Il soutient, en filigrane, qu'ils sont derrière la rebelles de Museveni pour le renversement du pouvoir de Milton Obote (en 1986). Il dit à demis mots qu'ils sont derrière Kagame et la tragédie congolaise. Certains compatriotes qui l'ont suivi estiment qu'il soutient alias Joseph Kabila. Ils ne comprennent pas qu'au lieu parler des individus impliqués dans la tragédie congolaise, ce député européen met sur la place publique ''les causes matérielles'' de cette tragédie. Il se pourrait que moi, j'ai mal compris son raisonnement. Il est là, à partir de la 22ème minute : https://www.youtube.com/watch?v=CBhJN4Z0hY8. Ne devrions-nous pas dire que nous avons la chance d'avoir des occidentaux, eux-mêmes, dans un Parlement de plus d'une vingtaine de pays, soutenir ce que nous n'avons pas voulu entendre de la bouche ou lire des écrits de nos propres compatriotes ? Aussi, quand il arrive qu'une recherche soit menée, il est souhaitable de ne pas se limiter à un seul article, à une seule vidéo d'un auteur ou chercheur. Il faut aller fouiner pour voir s'il n'a pas déjà produit autre chose sur la question à l'étude.

Il y a eu, à un certain moment, un débat autoflagellant sur ''ceux qui tuent les Congolais(es)''. Certains protagonistes de ce débat pointé le doigt accusateur vers les Congolais(es). Ils disaient : « Vous parlez des rwandais ; mais nous les voyons pas. » ''Ne pas les voir'' constituait un motif sérieux pour ne criminaliser que les Congolais(es).  Plusieurs compatriotes soutenant cette position semblent avoir perdu de vue que ''la guerre raciste de prédation'' commencée en 1996-1997 n'est jamais terminée. Ils semblent avoir perdu de vue que ''cette guerre par morceau'' a comme objectifs l'occupation et la balkanisation du Congo-Kinshasa. Et que dans ses planificateurs opèrent avec ''des escadrons de morts'' de leur choix. Comme elle dure, elle fait apparaître, souvent, au grand jour, des sous-fifres pendant que ''les acteurs pléniers'' opèrent dans l'ombre. Plusieurs ''prophètes'' congolais ont beau dire et répéter cela, ils sont moqués et tournés en dérision.

Il se pourrait que Trump ait modifier la donne. Non pas en devenant un peu plus fort que l'Etat profond anglo-saxon, mais en ayant une politique attestant qu'il est possible que les élites anglo-saxonnes dirigeantes peuvent être divisées. Oui, elles sont divisées sur plusieurs questions mondiales. Même sur le Congo-Kinshasa. Pour rappel, c'est sous Trump qu'un représentant des USA aux Nations Unies a osé affirmer que l'ONU travaille avec le pouvoir-os de ''la kabilie''.

Supposons que la dernière sortie médiatique de Joseph Kabila ait connu des interprétations erronées. Qui doit pouvoir réajuster le tir ? C'est lui. Et pas les tambourinaires et les thuriféraires.