Editorial
dimanche décembre 17, 2017
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Messieurs, leurs honorables et leurs excellences, vous organisez une marche en suivant la logique de ''votre constitution''. Quand je vous entends expliquer votre procédure, elle est nickel. Et vous êtes frappés au cour de cette marche comme des moins que rien par une milice déguisée en soldats et en policiers. Et vous continuez à parler des forces de l'ordre et des agents de sécurité. Non, messieurs ! Vous avez tout faux. Vous induisez les populations qui vous suivent en erreur. Voyez la différence entre les forces de l'ordre et de sécurité du Zimbabwe de ''l'ex-dictateur Mugabe''. Ils organisent ''un coup d'Etat de palais'' dans le respect de leurs populations. Pas une seule maltraitance ! Pas une balle tirée en l'air et retombant sur un citoyen. Elles ont réussi une alliance civico-militaire avec leur peuple. Elles sont filles et fils du même peuple. Que ''le dictateur'' décrié par plusieurs compatriotes congolais ait réussi cet exploit, je me pose la question de savoir si nous questionnons les mots et les expressions que nous utilisons et l'hégémonie culturelle qui les produit.

Le traitement esclavagiste infligé à nos compatriotes, hier, n' a presque pas soulevé de tollé sur les réseaux sociaux. L'émotion provoquée par le même traitement en Libye est passée. Le temps d'un feu de paille ! Oui, c'est CNN qui en avait fait l'écho. C'est-à-dire ''un média internationalement américain''. Les images des réseaux sociaux congolais n'auraient pas le même poids. D'ailleurs, elles suscitent de la moquerie dans certains camps du ''bien''. Nos compatriotes auraient été traités comme des esclaves sur leur propre sol par leur faute. Ils n'auraient pas compris qu'il s'agit d'une occupation. Ils mériteraient d'être frappés, dépouillés de leurs habits et de leurs ''GMS''.

Nos compatriotes peuvent être traités comme des moins que rien par des sous-traitants du Tutsi power et des multinationales. Oui, ça serait leur faute. Terrible !

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961

Les catégories du faux et du vrai, du beau et du laid, de la vérité et du mensonge semblent être combattues par les partisans de ''la realpolitik''. Optant pour ''la pensée complexe'', ils semblent oublier qu'elle en appelle au décloisonnement des disciples, à l'inter et à la transdisciplinarité.

Des compatriotes africains et congolais se plaignent. Ils disent qu'il n'y a rien qui se passe pendant que les Africains sont vendus en Libye. Il est possible que plusieurs ne se posent pas la question de savoir pourquoi ce marché n'existait pas quand ''le dictateur Kadhafi'' était au pouvoir.