Editorial
samedi août 19, 2017
Register

Après ''le conflit au Congo. La vérité dévoilé et Rwanda's untold story'', nous avons là un film à suivre attentivement (https://www.youtube.com/watch?v=bzavJSgYXWM). ''Il est malin''. A certains endroits, il voudrait faire croire que ''la guerre de libération'' a engendré ''la guerre de prédation''. Les deux premiers films (documentaires) et plusieurs livres écrits sur la tragédie congolaise aident à mieux comprendre cette ''guerre des Clinton'' (et de leur AMFI).

Il est possible d'écouter les derniers propos d' Emmanuel Macron sur le nombre d'enfants en Afrique et de croire qu'il invente l'eau chaude. Non. Il reprend la thèse malthusienne après plusieurs autres occidentaux dont Henri Kissinger. Le recours à ces arguments économicistes et biologistes cachent mal le fait qu'elles sont à la base des guerres d'extermination d'autres peuples par l'Occident depuis la nuit des temps. Et si nous prenons en compte la thèse selon laquelle ''la guerre est un moyen de faire la politique autrement'', nous pouvons nous faire à l'idée que plusieurs guerres de prédation sont aussi des guerres d'extermination des peuples considérés comme étant des menaces pur les intérêts économiques du 1% occidental. Les Russes ont plus de 20,000,000 d'habitants après la Révolution de 1917 en passant par la deuxième guerre mondiale (Lire R. CHARVIN, Faut-il détester la Russie ? Vers une nouvelle guerre froide, Bruxelles, 2016). Les Juifs ont failli être exterminés par les nazis. Depuis les années 1990, les Congolais(es) sont exterminé(es) par les proxys des trans et multinationales. Les Chinois ont perdu des millions de leurs compatriotes au cours de la traite et de la colonisation occidentale. Plusieurs pays du monde ont connu, au cours de l'histoire, des moments de grande humiliation et d'extermination. (Lire B. BADIE, Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales, Paris, 2014).

Un député européen intervient au Parlement Européen sur la situation actuelle du Congo-Kinshasa. Il reprend des révélations graves sur le mode opératoire des Occidentaux au pays de Lumumba. Il soutient, en filigrane, qu'ils sont derrière la rebelles de Museveni pour le renversement du pouvoir de Milton Obote (en 1986). Il dit à demis mots qu'ils sont derrière Kagame et la tragédie congolaise. Certains compatriotes qui l'ont suivi estiment qu'il soutient alias Joseph Kabila. Ils ne comprennent pas qu'au lieu parler des individus impliqués dans la tragédie congolaise, ce député européen met sur la place publique ''les causes matérielles'' de cette tragédie. Il se pourrait que moi, j'ai mal compris son raisonnement. Il est là, à partir de la 22ème minute : https://www.youtube.com/watch?v=CBhJN4Z0hY8. Ne devrions-nous pas dire que nous avons la chance d'avoir des occidentaux, eux-mêmes, dans un Parlement de plus d'une vingtaine de pays, soutenir ce que nous n'avons pas voulu entendre de la bouche ou lire des écrits de nos propres compatriotes ? Aussi, quand il arrive qu'une recherche soit menée, il est souhaitable de ne pas se limiter à un seul article, à une seule vidéo d'un auteur ou chercheur. Il faut aller fouiner pour voir s'il n'a pas déjà produit autre chose sur la question à l'étude.

Il y a eu, à un certain moment, un débat autoflagellant sur ''ceux qui tuent les Congolais(es)''. Certains protagonistes de ce débat pointé le doigt accusateur vers les Congolais(es). Ils disaient : « Vous parlez des rwandais ; mais nous les voyons pas. » ''Ne pas les voir'' constituait un motif sérieux pour ne criminaliser que les Congolais(es).  Plusieurs compatriotes soutenant cette position semblent avoir perdu de vue que ''la guerre raciste de prédation'' commencée en 1996-1997 n'est jamais terminée. Ils semblent avoir perdu de vue que ''cette guerre par morceau'' a comme objectifs l'occupation et la balkanisation du Congo-Kinshasa. Et que dans ses planificateurs opèrent avec ''des escadrons de morts'' de leur choix. Comme elle dure, elle fait apparaître, souvent, au grand jour, des sous-fifres pendant que ''les acteurs pléniers'' opèrent dans l'ombre. Plusieurs ''prophètes'' congolais ont beau dire et répéter cela, ils sont moqués et tournés en dérision.