Editorial
lundi octobre 21, 2019
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La racialisation est une idéologie occidentale. Elle permet aux races prétendument  supérieures de disposer à leur guise de celles qu’elles estiment être inférieures.

La traite négrière, la colonisation et la néocolonisation  prennent appui sur cette idéologie.

La classification des races en supérieures et inférieures  a, dans l’histoire, conduit à la disqualification de certains peuples  de leur appartenance à l’humanité. La négation de l’humanité aux peuples dits ‘’noirs’’ a facilité leur extermination et l’occupation de leurs terres par ‘’les races supérieures’’.  Cette idéologie négatrice de l’humanité aux ‘’noirs’’ est en train de faire des dégâts aux USA.  Les jeunes et les adultes noirs sont tués par la police.

 

La justice expéditive US trouve, souvent, des circonstances atténuantes à ces crimes raciaux.

Dans l’entre-temps, certains politiciens congolais de l’opposition défilent aux USA. Dans les reportages qu’ils mettent à la disposition de leurs compatriotes, aucune allusion n’est faite  à ces crimes raciaux.  Pourtant, la guerre menée contre leur pays par des ex-universitaires anglo-saxons ayant bénéficié de la bourse de Cecil Rhodes  depuis les années 1990  est, elle aussi, portée par l’idéologie raciale. Exterminer les BWV du Congo est un objectif d’une guerre raciale visant le dépeuplement des terres congolaises pour que les anglo-saxons et leurs proxies s’emparent de leurs ressources stratégiques.

Les politiciens congolais défilant à Washington choisissent de mettre une croix sur une question sensible en mettant entre parenthèse les racines racialistes de la guerre menée contre leur pays. Ils semblent estimer que la guerre raciale menée contre ‘’les noirs’’ aux USA n’a rien à voir à celle menée contre ‘’les noirs’’ du Congo-Kinshasa. Ils oublient que pour les bénéficiaires de la bourse Cecil Rhodes, ‘’les noirs’’ font partie d’une race faisant la honte de l’humanité. C’est triste. Mais c’est comme ça. Le larbinisme est en train d’atteindre, dans le chef de certains politiques congolais, des dimensions inimaginables.

Dieu merci. Les minorités organisées et agissantes n’ont pas baissé la garde.

 

Mbelu Babanya Kabudi