Editorial
mercredi octobre 18, 2017
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Bien qu'étant au courant de la façon dont fonctionne la machine anglo-saxonne (et ses médias), nous estimons qu'il y a , dans les préoccupations des journalistes ayant enquêté sur ''l'empire familial économico-financier'' de la famille Kabila, des questions pouvant retenir notre attention.  

 
Ils ont voulu savoir ce qui, malgré la fin officiel du mandat de JOKA, malgré les pressions des USA et de l'UE,  lui permet de résister. L'explication qu'il donne en détaillant cet ''empire'' ne suffisent pas (https://www.bloomberg.com/news/features/2016-12-15/with-his-family-fortune-at-stake-congo-president-kabila-digs-in). Néanmoins, elle ouvre nos yeux sur ''le monde des affaires'' dont se sert cette ''famille'' pour pouvoir corrompre sa clientèle. Elle déshabille un peu JOKA pour lui dire qu'il ne vaut rien sans ''ses créateurs''. Elle lui dit que tout ce qu'il fait est vu et connu. Mais cela fait partie des pressions de déshabillement de Pierre pour l'habillement de Paul.  
 

 
Il y a plus. Il y a des questions géopolitiques et géostratégiques liées à la sécurité de l'Ouganda et du Rwanda ainsi que celles de la domination de l'Afrique à partir du Congo-Kinshasa.  
Nos ''dialogueurs''  n'ont peut-être pas eu le temps d'y penser. Elles risquent de nous rattraper.  
Une stratégie du chaos pourrait contribuer au pourrissement de la situation et à l'épuisement des énergies au sujet d'une petite cible placée face à ses géniteurs ; ''les wafuana kutambi''.  
Non. Le Congo-Kinshasa n'est pas encore sortie de l'auberge. L'équation est difficile et compliquée. Elle nous dit la nécessité qu'il y a à reposer des questions liées à la place que nous accordons au travail de recherche scientifique, philosophique, politique, sociale et culturelle dans notre pays.  
Tout le monde ne peut pas être politicien. Le Congo-Kinshasa de  demain devrait accorder une place de choix au travail de recherche. Il devrait avoir certaines de ses filles et certains de ses fils armés de science jusqu'aux dents, comme nous l'enseignait Kalamba Nsapo.  
Ces filles et fils devront éviter de négliger le domaine historique.   
  
Mbelu Babanya Kabudi