Editorial
vendredi décembre 15, 2017
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Dans son point de presse de ce jour (21 décembre 2016), l'un des responsables ''apparents'' de la police politique de ''la Kabilie'' soutient que plusieurs morts tentaient de piller l'un ou l'autre magasin ou dépôt. D'autres le sont par balle perdue. 

Aucune allusion n'est faite contre ''les pillards en costume et cravate'' contre lesquels des résistants congolais luttent. Souvenons-nous de ces autres Congolais(es) enfoui(e)s dans les fosses communes à Maluku. Tous et toutes étaient des indigent(e)s. Ces explications simplistes cachent un système de clochardisation et de paupérisation fondé sur ''la kléplocratie'' des hommes en costume et cravate, protégés par une police politique ayant des généraux enrichis sans cause. 
Si cette police politique ne tuait que ''les pillards'', elle irait tuer ''le Raïs'' et les membres de son clan au propre comme au figuré. Ils ont fait les poches aux Congolais(es) et s'en sortent avec des comptes en banque au Congo-Kinshasa et dans les paradis fiscaux. Lui et sa propre famille ont pillé plus de 70 sociétés au pays de Lumumba. 
Non. La police politique ne tue pas les pillards. Elle veille sur le pillage de ses chefs en entretenant la répression et l'oppression des Congolais(es) appauvri(e)s qui n'ont plus à quel saint se vouer.Elle veut créer la peur et l'indifférence afin que ses chefs opèrent en toute quiétude. Ils se battent seuls. Mains nues ou avec des moyens du bord. Ils finiront vainqueur. Leur cause est juste. Ils ont besoin de leurs minorités organiques et structurantes et de l'entretien de leur mémoire collective. Ils savent, au fond d'eux-mêmes que ''bilengele mbiase mu nkelende''. 
Babanya Kabudi