Editorial
mercredi juin 28, 2017
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Contrairement aux communiqués ''officiels'', nous apprenons qu'il y a encore des coups de feu à Kananga ce mercredi 15 mars 2017.  Il n'est pas exclu que les jeunes adeptes du chef Kamwina Nsapu soient pris dans un piège. Dans le piège de ''la guerre  d'usure'' menée contre le Congo-Kinshasa depuis bientôt plus de deux décennies.

Les objectifs qu'ils poursuivent -le respect du pouvoir coutumier, la justice sociale et la fin de la prédation entretenue par le réseau transnational sous-traitant Kagame,  Kaguta Museveni et alias Joseph Kabila- sont justes. Néanmoins, les méthodes et les stratégies empruntées marquent leurs limites dans la mesure  où ces jeunes ne semblent pas maîtriser le mode opératoire de ces sous-traitants. Il est possible qu'ils soient en train  de profiter de la politique de la terre  brûlée à Kananga pour tuer  les  Kasaïens , les exterminer, les chasser de leurs terres pour implanter les populations Hutu. Cela fait partie des objectifs assignés à cette ''guerre par morceau'' par ses commanditaires anglo-saxons. Les Congolais(es) n'ayant pas la mémoire courte avaient suivi, sur cette question, un entretien entre Herman Cohen et Abraham Lwakabuanga et avaient saisi cela à la 36 ème minute (https://www.youtube.com/watch?v=PBiOcW-vNjk&feature=youtu.be&t=2267).

Nous ne le dirons jamais assez : depuis le début de cette guerre d'usure jusqu'à ce jour, le temps pris pour dialoguer, débattre, signer les accords avec  les sous-traitants des anglo-saxons leur a permis  de réaliser l'un ou l'autre objectif de ladite guerre.  La course au ''pouvoir-os'' a dévoyé plusieurs d'entre nous au point qu'ils ont choisi la reddition face aux bourreaux du Congo-Kinshasa.

Il serait important  de rester vigilant au cœur  du Congo-Kinshasa pour rompre avec ce piège fatal.

Pas simplement là-bas. Mais à tous les quatre coins du pays.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba