Editorial
jeudi août 17, 2017
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''Les Congolais(es) sont des BMW. Le Congolais est l'ennemi du Congo. Le Congolais peut, au non de l'argent, vendre ses propres parents. Le Congolais est ceci. Le Congolais est cela.'' Tels sont les propos que nous lisons de temps en temps sur les réseaux sociaux. Souvent, il y a très peu d'allusion à ce qui est arrivé à ce pays depuis les années 90. Sous d'autres cieux, en Espagne, par exemple, les familles ayant perdu leurs membres au Rwanda au cours du ''génocide rwandais'' travaillent au quotidien pour savoir ce qu'il y a eu au juste. Elles veulent que les responsabilités soient établies et les coupables punis. Depuis plus de deux décennies, ils se documentent pour savoir ce qu'il y a eu au juste. Les injures, les insultes et l'amnésie quasi collective au Congo-Kinshasa et des Congolais(es)  les uns(es) à l'endroit des autres ont tendance à occulter cette recherche historique indispensable à la décrispation de la situation au pays de Lumumba.

Comme nous ne cessons de le dire, il faudrait qu'en marge de ceux et celles d'entre nous qui profèrent les insultes et les injures, il y en ait qui s'adonnent au travail de la recherche historique, géopolitique, géostratégique, géoéconomique, etc. Ces compatriotes devraient devenir insensibles à ces injures et ces insultes. Elles peuvent être les conséquences de l'usure de ''la guerre des Clinton'' menée par ses sous-traitants dans la région des Grands Lacs Africains. Elles peuvent être le produit  d'une amnésie quasi collective ou de la volonté d'ignorer ce qu'il y a eu chez nous.

Dans cette quête de la vérité historique sur ''la guerre des Clinton'', le Congo-Kinshasa en paix devient une épine dans le pied des anglo-saxons, de leurs sous-traitants et d'autres proxys. Tous les efforts possibles et imaginables sont déployés pour que ce cœur  de l'Afrique demeure leur néocolonie. L'ONU est dans le coup. Malgré ses multiples rapports. Le chaos entretenu dans cette partie du monde vise, entre autres, à éviter le procès des Clinton et de leurs proxys, mené en bonne et due forme par un gouvernement congolais responsable. Est-ce anodin qu'alias Joseph Kabila ait retiré la plainte déposé par Mzee Laurent-Désiré Kabila à la Cour Pénale Internationale de Justice ?

Pas du tout. Il est impliqué dans ''le jeu''. Il peut tuer qui il veut, où il veut, sans être inquiété. Il en sait trop. Hélas!  Les autres pays, dont les membres ont été victimes de ''la guerre des Clinton'' n'ont pas encore oublié. La preuve est là :http://intabaza.com/?p=2265&lang=en. Les Congolais(es) voulant convertir leur pays en havre  de paix devraient rejoindre ces messieurs et dames pour mener une même lutte afin que la justice soit un jour faite aux millions de leurs compatriotes que cette ''guerre perpétuelle'' ne cesse de provoquer dans leur pays depuis bientôt plus de deux décennies.

 

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba