Editorial
mercredi octobre 18, 2017
Register

Un ambassadeur burundais prend la parole de manière responsable et prouve qu'il est au courant de la marche actuelle du monde. Il lit les relations de son pays avec la Russie en fonction de l'ouverture de ce pays au monde multipolaire et à son respect des principes du droit international.

Il passe en revue les dégâts causés par l'Occident à travers plusieurs pays du monde pour expliquer l'orientation que son pays prends sur l'échiquier international. Il n'use pas d'une langue de bois pour dire ces vérités toutes simples. Pendant ce temps, les politicards congolais font de ''la diplomatie'' avec leurs pyromanes. Ils sont plongés dans un gouffre de larbinisme sans fond. Ils appellent cela réalisme politique. Pour eux, Sisyphe roulant sa pierre jusqu'au sommet de la montagne pour la voir redescendre à son pied est le meilleur modèle à suivre. Ils estiment procéder ''par étapes'' avant de comprendre ce que ''le petit Burundi'' est en train de mettre en pratique. Terrible !

Apprécier à sa juste valeur la démarche du Burundi ne signifie pas cautionner les tueries qui se déroulent dans ce pays. C'est simplement prendre en compte le fait que des compatriotes africains ont compris que ''l'égalité juridique'' des États en garantit la souveraineté et les engagent à la faire respecter. A tout prix. Et que ce que font le Venezuela, le Burundi, le Mali, la Bolivie ou la Corée du Nord peut aussi être fait par les autres pays du monde et de l'Afrique. Le processusisme peut cacher un esclavage volontaire.

Cette interview (https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201709141033045050-bizimana-ambassadeur-burundi-situation/)devrait interpeller toute conscience africaine éveillée.

Dorénavant, le monde est multipolaire, ne pas en tenir compte dans ses démarches et stratégies politiques, c'est se livrer au jeu de l'autruche.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961