Editorial
mardi novembre 21, 2017
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Dès que nous perdons de vue que les crimes commis par l'APR/AFDL depuis les années 1990 sont ''des crimes organisés'' par ''les grandes puissances anglo-saxonnes'' , leurs proxys ougando-rwandais et les compradores congolais, nous commettons une erreur fatale.

Il est curieux que quand Monsieur Naanga soutient qu'il n'y aura des élections au Congo-Kinshasa qu'en 2019, il n' y ait pas encore eu des analyses revenant sur le lobbying mené par Alias Joseph Kabila, Kikaya Bin Karubi, Tshibanda et les autres durs de la kabilie aux USA. Se confiant à Jeune Afrique, Kikaya Bin Karubi avoue ne pas comprendre que certains Sénateurs Américains écrivent à Trump pour exiger d'autres sanctions à l'endroit des proches du ''Raïs''. Il affirme qu'il a échangé avec quelques-uns d'entre eux. Cette procédure est un signe. Le propre d'un signe est de renvoyer à sa signification. Pourquoi la kabilie menait-elle un lobbying aux USA au cours d'une période dite d'enregistrement des électeurs ? Elle est allée à la rencontre de ses créateurs pour leur dire sa fidélité , malgré ''les dérapages''. Elle devrait avoir reconnu avoir fricoté avec d'autres ''partenaires extérieurs'' et qu'elle voudrait jurer sa fidélité à l'axe USA-Grande-Bretagne. Elle a engagé, dans ce lobbying, un peu de ''pourboire'' (plus ou moins 5000,000 $). Ce pourboire confirmerait l'ouverture du Congo-Kinshasa aux trans et multinationales anglo-saxons, sans partage.

Que la décision de renvoyer les élections aux calendes grecques soit prise la veille d'une rencontre de certains membres du Conseil de sécurité sur le Congo-Kinshasa en dit long. La kabilie devrait avoir eu des assurances qu'elle peut dire cela publiquement.

Est-ce signe que le lobby mené par Moïse Katumbi et Olivier Kamitatu aux USA a échoué ? Peut-être pas. Il y aurait ceci : ''les maîtres'', dans leur mode opératoire, sont habitués à organiser les affrontements entre leurs vassaux. Ceux-ci doivent se neutraliser eux-mêmes. Et pendant qu'ils se battent par les masses populaires paupérisées et clochardisées interposées, ''les maîtres'', à travers leurs trans et multinationales pillent les ressources du sol et du sous-sol congolais.

Dans la mise en pratique de ce mode opératoire, Alias Joseph Kabila a ses milices ; Katumbi , le G7 et ''leur Rassemblement'' ont les masses populaires ignorant qu'ils sont au service des mêmes ''maîtres''. Tous sont contrôlés par les agences de sédition made in USA . Et plusieurs de leurs partis politiques sont, avec ces agences, dans un programme dénommé ''Tomikotisa''.

Tous travaillent pour ''les maîtres'' redoutant que le Congo-Kinshasa soit le fer de lance de la libération de l'Afrique du néocolonalisme et du néolibéralisme.

Qu'est-ce qui risque de nous arriver ? Que nous soyons plusieurs à passer notre temps en train d'épiloguer sur ''les élections de 2019''. La kabilie, sûre d'elle-même, avec l'appui de son lobby, défie tout un pays en lui disant : ''Je vais te soumettre''. Elle fait fi de ceux que plusieurs d'entre nous ont cru être ''la loi fondamentale''. Ceux qui nous ont insultés quand nous leur disions que ''cette chose'' était ''une feuille de chou'' ; sans plus.

Pour ceux qui y ont cru, la kabilie voudrait montrer qu'elle peut maintenir son régime kleptocrate au-delà de 2016 et ''réussir''. Dieu merci ! Les résistants congolais et les leurs ont jamais cru au faux processus politique ayant entraîné le Congo-Kinshasa dans un gouffre sans fond.

Il leur appartient de coaliser pour arrêter ''les maîtres du monde''.Maintenant. L'histoire vient de leur donner raison. Elle vient nous dire que la guerre menée contre le Congo-Kinshasa depuis 1885 n'a jamais pris fin. Le coup d'Etat issu de l'assassinat de Lumumba est permanent. Le pays est engagé dans une guerre perpétuelle. Le processus politique ayant conduit au référendum en 2005, aux élections de 2006 et de 2011 est un mensonge. Eza lokuta ! Alias Joseph Kabila a été imposé aux Congolais(es) comme mercenaire et ''un jeune manipulable'' au service des trans et multinationales. Les Anglo-saxons nous font cette guerre perpétuelle pour que nous soyons leurs esclaves à jamais. Nous défendre est un devoir citoyen. Maintenant. Nous ne sommes pas des victimes. Nous sommes et devons être au front. Nous savons qui fait quoi et avec qui.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961