Editorial
mardi novembre 21, 2017
Register

 

Il arrive que certains d'entre nous puissent croire que ''les maîtres du monde'' travaillent en s'enfermant dans l'immédiateté. Même s'ils ne réussissent pas à tous les coups, ils programment ce qu'ils font sur le temps long. Croire un seul instant que les USA puissent oublier un seul instant le principe de leur sécurité nationale pour aider les Congolais(es) à démocratiser leur pays est un leurre. Que signifie ce principe ? Il signifie que les USA veillent au contrôle des parties du monde où il y a des énergies (pétrole et gaz), au contrôle du marché ultralibéral et des terres regorgeant des matières premières stratégiques utiles à leurs multinationales. Ce principe est porté par une approche messianique de leur rôle de gendarme du monde, par une approche de l'autre le réduisant au rang d'esclave et de vassal, par un grand instinct de domination, de cupidité et d'avidité.

Enfermés dans l'immédiatisme, certains d'entre nous croient que la durée de la guerre perpétuelle imposée par les anglo-saxons au Congo-Kinshasa plaide en faveur de ''la pitié US''. Ils sont dans l'erreur. Errare humanum est ! Perseverare diabolicum ! Croire en ''la pitié US'', c'est fermer les yeux sur le racisme dont les noirs souffrent atrocement au pays de l'Oncle Sam et sur ses ramifications au pays de Lumumba.

 

Rompre avec la dictature de l'instant nous aidera à amorcer le refus collectif de l'apprentissage de l'ignorance et à compter sur le travail de l'intelligence sur le temps long.

 

 

 

Babanya Kabudi

 

Génération Lumumba 1961