Editorial
samedi septembre 22, 2018
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Un pays occupé pendant plus d deux décennies par un réseau de prédation transnational porté par ''un conglomérat d'aventuriers'' parle encore de ''constitution'' deux ans après ''le mandat officialisé'' des institutions vides de contenu ! Terrible ! Des politicards parlent encore de ''chef de l'Etat'', de ''parlement'' et de ''sénat'' et commentent les sorties médiatiques de ce beau monde comme si de rien n'était ! Grave ! Pour n'avoir pas cru que le pays était pris en otage par ''une kabilie kleptocrate'', ces politicards ont avalisé un processus politique vicié et vicieux. Et même quand celui-ci a pris fin depuis 2016 sans ''passation civilisée'' de ''pouvoir-os'' entre ''un président entrant'' et ''un président sortant'', ces manducrates font comme si de rien n'était. Ils parlent de nominations faites par ''le président de la république'' sans ajouter, comme La Libre Afrique, ''hors mandat'' (frauduleux) ! Désespérant ! L'usage des mots n'est pas innocent !

Hier, quand les zaïrois(es) que nous étions en avions marre de Mobutu Sese Seko, le Maréchal, nous disions qu'il parte et que nous ayons à sa place ''même un chien''. Répondant à ''nos prières'', ''le Ciel'' nous a donné ''un conglomérat d'aventuriers''. Rebelote ! Nous recommençons !

Plusieurs parmi nous ont du mal à appeler le chat par son nom et ne comprennent pas que cette façon de faire rend le changement en profondeur impossible !

Des dictionnaires ont beau être mis à leur disposition, ils font comme si de rien n'était. Ils font comme si ''le non-Etat congolais'' était un ''Etat normal''. Un peu désespérant ! Néanmoins ''la lutta continua''.

Lisons Ingeta. Disctionnaire pour une insurrection des consciences, Congo Lobi Lelo, 2017

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961