Editorial
dimanche mai 27, 2018
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Les conférenciers sont bien outillés. Ils recourent à de bonnes sources. Mais des sources orientées. Elles n'assument pas le côté raciste des ''guerres dites hybrides''. Elles sont prisonnières du paradigme économiciste justifiant toutes les guerres et tous les conflits orchestrés en Afrique par ''sa malédiction'' que sont ses ressources du sol et du sous-sol. Cette approche liée au fondamentalisme du marché néglige la disqualification du ''nègre'' comme être humain par les inventeurs de la poudre et la boussole. La destruction de la dignité de l'humain africain et de la matière grise africaine me semblent être des objectifs oubliés des ''guerres racistes dites hybrides''. La Norvège a du pétrole. Elle n'est pas détruite par les multinationales.

La cupidité, l'avidité, le mépris de l'autre (africain) et l'instinct de domination devraient (aussi) être pris en compte en tant que ressorts de ces ''guerres racistes hybrides''.

Croire en l'innocence des élites compradores africaines (et congolaises), c'est perdre de vue la transnationalité de ces ''guerres racistes hybrides''. Les Etats profonds du Nord travaillent, main dans la main, avec ''les négriers des temps modernes'' au Sud du monde.

Des solidarités agissantes et résistantes doivent, dans une grande organisation populaire, promouvoir un recours permanent à la mémoire collective et un réseautage indispensables à l'éclosion d'un contre-pouvoir citoyen.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961