Editorial
mardi décembre 11, 2018
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''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' S. BOLIVAR

A. Lisons intelligemment ce premier extrait :

''L’ Etat ne pouvant pas avoir la prétention de régenter l’ensemble du processus de développement de notre pays, nous avons résolu, par ailleurs, d’engager des réformes structurelles volontaristes de notre secteur économique, conséquence de l’option de la libéralisation de l’économie, levée depuis l’an 2002, afin d’offrir l’opportunité au secteur privé de participer à l’effort du redressement national.''

En 2002, il n'est pas encore ''élu'' pour pour parler comme ''Moïse Katumbi'', il n'a pas encore tiré son premier faux penalty. Il libéralise l'économie du pays. C'est-à-dire qu'il l'engage sur la voie du capitalisme ensauvagé. Et le rapport Kassem publié par les experts de l'ONU en 2002 décrie ''un réseau de prédation'' auquel appartient ''le raïs 100%''. Et quand Colette Braeckman écrit son livre intitulé ''Les nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale'', elle s'en inspire. En 2002, le Congo-Kinshasa soigne encore les plaies de la guerre raciste de prédation l'ayant produit comme ''un non-Etat'' par ceux qui ont fait de la question de ''leur sécurité nationale'' le mobile majeur des guerres menées par leur empire (https://www.legrandsoir.info/produire-des-etats-rates.html)

B. Lisons intelligemment ce deuxième extrait :

''A cet effet, en plus des efforts en cours tendant à pourvoir, dans l’immédiat, aux besoins essentiels de notre population, il me semble urgent d’œuvrer, dès à présent, à la maîtrise du taux de croissance démographique en mettant en place une politique courageuse de planification familiale qui nous permettra, dans le moyen terme, d’accéder aux dividendes démographiques en vue d’une croissance intégrée de notre pays.''

Comment voulez-vous que ''le raïs 100%'' arrivé au bout de ses deux mandats frauduleux après les élections-pèges-à-cons puisse dire qu'il lui semble ''urgent d'oeuvrer, dès à présent, à la maîtrise du taux de croissance démographique en mettent en place une politique courageux de planification familiale'' dans ''non-pays'' sous-peuplé comme le Congo-Kinshasa ? ''Ils ont des oreilles et n'entendent pas''. L'urgence, c'est l'extermination des Congolais(es). Il semble que chez son ''mentor'', la pratique de la vasectomie est en vogue ! Qui ne comprend pas ? La logique malthusienne est depuis longtemps appliquée au Congo-Kinshasa sous les applaudissements des thuriféraires et des autres tambourinaires congolais.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961