Dans son message à l'occasion de la fête nationale du Royaume de Belgique, ce mercredi 21 juillet, le roi Albert II a fait la part belle au Congo à démocratiser en mettant en exergue la nécessité d'un nouveau partenariat et du respect mutuel.


Il ne faut pas être un grand clerc pour réaliser que le roi des Belges a révélé lui-même le contenu de ses entretiens avec les autorités de Kinshasa, et a voulu ainsi réitérer ses engagements pris à Kinshasa de manière à clore( définitivement?) l'escalade verbale née entre les deux capitales au sujet du présent offert à la reine Paola à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge (Congoone, édition du 9 juillet 2010).
Au-delà de la passion, en affirmant avoir proposé aux autorités congolaises un nouveau partenariat " franc et constructif" orienté vers les besoins de la population congolaise et un soutien aux institutions que le Congo s'est données, le roi des Belges confirme ce que bien des Congolais redoutaient, à savoir que sa présence à Kinshasa ne soit interprétée comme une manière, pour la Belgique, de reconnaitre des "progrès accomplis" par les institutions issues des élections de 2006 ainsi que la presse prépayée de Kinshasa n'avait cessé de le rappeler.
Ce n'est donc pas parce qu'Albert II n'a pas fait des déclarations publiques à Kinshasa pour ne pas offusquer les ex-Zaïrois, ainsi que l'avait imaginé le gouvernement belge, que la Belgique officielle a pris ses distances avec le régime policier de Kinshasa.
Bien au contraire! La preuve, Albert II exhorte les Belges à favoriser un dialogue constructif et un respect mutuel dans les relations entre la Belgique et le Congo.
Il suffit de lire entre les lignes pour noter que cette profession de foi du souverain belge sonne comme un engagement à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures du Congo. Comme quoi, les déclarations rassurantes de Dominique Struye De Swiland, ambassadeur de Belgique à Kinshasa, faites le 15 juillet courant pour réaffirmer l'excellence(?) des relations entre Bruxelles et Kinshasa n'auraient décidément pas suffi à calmer Kabila Kabange, incapable intellectuellement de comprendre que la presse et des politiques belges aient trouvé à redire sur les diamants offerts à la reine Paola.
Certes qu'Albert II,, le seul chef d'Etat occidental à s'être rendu au cinquantenaire de l'indépendance du Congo, n'a pas tort de considérer les autorités congolaises comme des interlocuteurs qualifiés parce qu'élues. Qu'on se souvienne cependant de ce qu'Adolphe Hitler, lui aussi, fut élu! Pour autant, l'Allemagne nazie n'a même pas été une dictature éclairée.
Toute proportion gardée, à Congoone, on n'a pas la vanité de considérer le successeur désigné à Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo comme un Hitler congolais, ni même son PPRD comme la copie du Parti national socialiste.