Editorial
mardi novembre 21, 2017
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Aucune véritable perspective. Un discours d’autosatisfaction qui est l’expression de la navigation à vue dans laquelle est engagée le Congo à démocratiser 50 longues années après l’indépendance nominale « arrachée » à la Belgique en  1960. Voilà résumé le discours prononcé ce jeudi 31 décembre par Joseph Kabila Kabange pour marquer le passage de 2009 à 2010.

En effet, dans son message diffusé par la très officielle RTNC, Kabila Kabange a mis en relief sa volonté d’améliorer les conditions sociales des populations en 2010 notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’électricité, de l’habitat, de l’emploi ainsi que celui du relèvement du pouvoir d’achat.

Elu de la manière que l’on sait en décembre 2006, Kabila Kabange avait annoncé la fin de la recréation et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Le successeur désigné (en janvier 2001) à  Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo avait promis d’envoyer en prison des ministres coupables de mauvaise affectation des ressources de l’Etat. A Congoone on avait émis de doute sur la capacité de Kabila de tenir ses engagements dans un pays où la prédation et l’enrichissement sans cause sont  considérés comme un sport national.

Les Tutsi et les Hutu dits Congolais sont-ils nos compatriotes ? Cette question, à la limite provocatrice, n’est pas l’expression d’une haine tribale et ou raciale envers une partie de la composante nationale. Elle s’inscrit plutôt dans le cadre d’un large débat sur ce qu’est la volonté des Congolais de vivre en communiant à un même idéal, celui de bâtir un pays plus beau qu’avant en assurant sa grandeur ainsi que cela ressort de notre hymne national.

Une centaine des magistrats congolais ont été révoqués en début de semaine par Kabila Kabange, singeant ainsi son prédécesseur et tombeur de Mobutu Sese Seko.

Quoi qu’accusés d’abuser de l’indépendance liée à la délicatesse et à la noblesse de leur mission se rendant ainsi coupables de dol, de concussion, de corruption et même d’infractions de droit commun, les magistrats révoqués ne pouvaient l’être en violation de la loi.