Editorial
samedi juillet 21, 2018
Register

Pendant que les ex-Zaïrois se perdent en conjectures au sujet des « actions terroristes » du 30 décembre dernier à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu attribuées par la kabilie à Paul Mukungubila et par l’assassinat de Mamadou Ndala, un fait suffisamment grave et de nature à remettre en cause l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation a failli passer inaperçu. Il s’agit du diable caché dans un détail sibyllin contenu dans le message de vœux de Martin Kobler au gouvernement et au peuple congolais daté du 2 janvier courant.

Suspecté de subornation de témoins par la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause « en faveur de Jean-Pierre Bemba Gombo », le député MLC Fidèle Babala a été arrêté samedi à Kinshasa et transféré lundi dernier à La Haye à la suite d’un mandat émis par le Bureau du procureur de la CPI.

De quoi certains d’entre nous discutent-ils  en RDC ? De 2016. C’est-à-dire des élections pouvant permettre une alternance au pouvoir fantoche de Kinshasa.

Les pourparlers de Kampala entre la kabilie et le M23 sont suspendus. Officiellement, il est question d’une pause, le temps pour le ministre ougandais de la Défense qui fait office de facilitateur de se rendre à New-York pour prendre part, demain lundi 23 septembre, à la réunion de suivi de l’accord cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RD Congo et la région en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

C’est la gibecière vide que le facilitateur ougandais va se présenter devant Ban Kin-Moon, Mary Robinson, Martin Kobler, des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs,… pour leur annoncer ce que tout le monde sait déjà : aucun accord n’est en vue entre les délégués du gouvernement de Kinshasa et ceux du M23. Après l’échange des documents, chaque camp campe sur ses positions.