Editorial
dimanche juillet 15, 2018
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Il a fallu quelques jours à la rédaction de Congoone pour digérer l’annonce inopinée faite par Jean-Pierre Mbelu d’observer une pause en vue de se consacrer à une méditation approfondie sur son engagement ecclésial et humain.

En dépit de la surprise de l’annonce, c’est ici l’occasion de saluer l’engagement désintéressé d’un ami qui ne court pas derrière le pouvoir temporel et qui a été au rendez-vous dès la création de Congoone.

Tout le monde s’y attendait. Il n’avait pas de suspens à lever. Après avoir rejeté ce vendredi le recours en annulation de l’élection  présidentielle du 28 novembre dernier introduit par Vital Kamerhe, la Cour suprême de justice a confirmé les résultats provisoires publiés par la CENI de Ngoy Mulunda  et proclamé Joseph Kabila Kabange président élu.

Il ne resterait aux Congolais que leurs yeux pour pleurer si l’annonce par Ngoy Mulunda de l’élection de Kabila comme président de la République avec 48% devant Etienne Tshisekedi, qui n’aurait récolté que 33%,  avait été une surprise.

Or, dès le choix porté sur Ngoy Mulunda Nyanga pour présider la CENI, on savait que sa mission était de déclarer Kabila président élu. Congoone ne croyait pas bien alerter l’opinion quand , dans son édition du 10 novembre 2010, sous le titre : « Ngoy Mulunda pour succéder à Malu Malu : l’église au cœur du prochain hold-up électoral » le président de la CENI désigné par Kabila Kabange n’est pas un enfant de chœur et que contre vents et marrées il ne s’offusquerait pas de proclamer Kabila président élu. Nous y sommes. Ce, en dépit d’importantes fraudes orchestrées pour escroquer le vote du peuple congolais.

D’importants moyens, humains et matériels, sont mobilisés par les différents candidats à la plus haute charge de l’Etat et à la députation nationale pour sillonner le Congo et solliciter le suffrage des ex-Zaïrois le 28 novembre 2011.

Le président sortant qui n’échappera au bilan de sa gestion hasardeuse de l’Etat a déjà mangé sa parole en renouvelant les mêmes promesses qu’en 2006 en ce qui concerne singulièrement l’insécurité alors qu’il ne s’était pas offusqué, en début de campagne, d’affirmer que toutes les promesses faites il y a 5 ans ont toutes été réalisées.