Editorial
mardi août 21, 2018
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Il ne resterait aux Congolais que leurs yeux pour pleurer si l’annonce par Ngoy Mulunda de l’élection de Kabila comme président de la République avec 48% devant Etienne Tshisekedi, qui n’aurait récolté que 33%,  avait été une surprise.

Or, dès le choix porté sur Ngoy Mulunda Nyanga pour présider la CENI, on savait que sa mission était de déclarer Kabila président élu. Congoone ne croyait pas bien alerter l’opinion quand , dans son édition du 10 novembre 2010, sous le titre : « Ngoy Mulunda pour succéder à Malu Malu : l’église au cœur du prochain hold-up électoral » le président de la CENI désigné par Kabila Kabange n’est pas un enfant de chœur et que contre vents et marrées il ne s’offusquerait pas de proclamer Kabila président élu. Nous y sommes. Ce, en dépit d’importantes fraudes orchestrées pour escroquer le vote du peuple congolais.

D’importants moyens, humains et matériels, sont mobilisés par les différents candidats à la plus haute charge de l’Etat et à la députation nationale pour sillonner le Congo et solliciter le suffrage des ex-Zaïrois le 28 novembre 2011.

Le président sortant qui n’échappera au bilan de sa gestion hasardeuse de l’Etat a déjà mangé sa parole en renouvelant les mêmes promesses qu’en 2006 en ce qui concerne singulièrement l’insécurité alors qu’il ne s’était pas offusqué, en début de campagne, d’affirmer que toutes les promesses faites il y a 5 ans ont toutes été réalisées.

Décidé à rempiler après cinq ans d’une navigation à vue en terme de gestion des affaires publiques, Kabila Kabange profite et abuse de son statut de président sortant pour s’attirer des foules mobilisées par les gouverneurs de province, tous étiquetés PPRD et présidents interfédéraux du parti héritier des CPP et de l’AFDL.

Dans le Kivu comme au Katanga où il s’est déjà rendu pour solliciter le suffrage des ex-Zaïrois, écoles, magasins et services publics ont été fermés pour accueillir le candidat du PPRD et alliés.

 

Tous coupables ! Telle est la conclusion de l’enquête diligentée à la suite du crash d’un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora survenu le vendredi 8 juillet dernier à Kisangani. C’est un rapport coupe-gorge qui met en exergue l’incurie de tous les services et acteurs intervenant dans le secteur de la navigation aérienne.