Editorial
mardi juin 27, 2017
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A force de faire face à l'adversité au cours d'une guerre perpétuelle de prédation, raciste et de basse intensité, plusieurs compatriotes congolais ont développé une grande capacité de résistance. Elle s'exprime de mille et une manières. Les unes plus ordonnées que les autres. Les unes portant plus de signes prêtant flanc aux appels séparatistes que les autres. Le temps de pourrissement que connaît le Congo-Kinshasa depuis bientôt plus de décennies exige de ses filles et fils beaucoup d'intelligence et de sagesse pour qu'ils évitent de céder aux démons de la balkanisation et l'implosion du pays.

A partir du moment où les Congolais(es) oublient que le Congo-Kinshasa est sous tutelle de l'ONU depuis 1999 et sous occupation des proxys des anglo-saxons, ils (elles) courent le risque de se laisser berner par  des discours souverainistes inutiles. Ces discours servent à cacher l'histoire. Ils sont tenus par des compatriotes qui ayant fait de leur ventre leur ''dieu'' vont quémander un morceau de ''pouvoir-os'' auprès d'un mercenaire des Ougandais et de ''ces tueurs tutsi''. Ils le font pendant que les rapports de force n'ont pas changé sur le terrain congolais. La Monusco est toujours là. Certains de ses membres sont soupçonnés d'avoir contribué à la création des camps djihadistes à l'est de notre pays pendant que ces compatriotes avides du ''pouvoir-os'' parlent d'élections à Kinshasa. La lutte d'émancipation politique que les Congolais(es) mènent  a une dimension cognitive qu'il faut, à chaque étape, prendre en ligne de compte. Le comble est que les sujets de débat sont dictés par la nomenklatura participant au ''pouvoir-os'' du statu quo. L'espace public est quadrillé et contrôlé minutieusement. Les Congolais(es) luttant pour la fin de cette mise sous tutelle et cette occupation sont tués ou jetés en prison sans ménagement.

Dans un texte de ''Kongo Dieto 2898'', Ne Muanda Nsemi essaie de retracer à grands traits l'histoire immédiate du Congo-Kinshasa. Il rappelle que ''JOKA'', chauffeur de taxi connu à Dar-e-Salam par Defao (un musicien congolais) est un ruandais pur.  ''Joseph Kabila'' est un nom congolais qu'il s'est affublé  comme l'ont fait plusieurs autres ruandais au cours de la guerre de l'AFDL. Donc, c'est un faux nom. Son véritable nom est Hyppolite Kanambe.

Dans son point de presse de ce jour (21 décembre 2016), l'un des responsables ''apparents'' de la police politique de ''la Kabilie'' soutient que plusieurs morts tentaient de piller l'un ou l'autre magasin ou dépôt. D'autres le sont par balle perdue.