Editorial
dimanche juillet 15, 2018
Register

Pour avoir eu accès à la mangeoire de ''la kabilie'', certains compatriotes ont affirmé, la main sur le cœur, qu'ils avaient signé ''un pacte républicain'' en Afrique du Sud. Et que celui-ci avait mis fin à la guerre. Ils ne semblent pas avoir compris la tactique du ''talk and fight''. Ils ne semblent pas avoir compris que la guerre raciste de prédation et de basse intensité est perpétuelle. Beni, Ituri, Makobola, Katoka, Kananga, Kikwit, Kinshasa, etc. pleurent toujours leurs morts au quotidien. Cela depuis bientôt plus de deux décennies. Dans l'indifférence générale.

Les critiques formulées à l'endroit des intellectuels congolais ne devraient pas décourager la recherche.

Il est toujours curieux de lire certaines réactions de certains de nos compatriotes aux articles ''déplaisants''. Curieux, mais aussi un peu désespérant. Argumenter tout en appuyant ou en critiquant négativement le texte lu ne semble pas être le fort de plusieurs d'entre nous. La chose la plus facile à faire est de s'en prendre à celle ou à celui qui a écrit. A le traiter de tous les noms d'oiseaux. Il y a là comme un refus de toute confrontation d'idées. Surtout, si l'article cite l'un ou l'autre nos des compatriotes estimés intouchables par leurs thuriféraires et leurs applaudisseurs.

Des compatriotes suivront cette vidéo et oublieront. Après, quand il sera question de revenir sur la guerre perpétuelle que le Rwanda de Paul Kagame entretient au Congo-Kinshasa, ils demanderont : ''Où sont les Rwandais'' ? L'auto-flagellation a atteint des niveaux tels que reconnaître la perpétuité de l'engagement du proxy anglo-saxon dans la guerre de basse intensité menée contre le Congo-Kinshasa est un délit. L'un des nos jeunes qui nous poser la question susmentionnée dit être révoltée par ce qu'il niait hier. La vidéo est là (https://www.youtube.com/watch?v=DfPmm9LtpbM).