Editorial
vendredi décembre 15, 2017
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Si nous ne lisons pas, c'est notre faute. Nous serons dominés par notre ignorance ; ou plutôt à cause de notre ignorance. Avant la mascarade électorale de 2006, Raf Custers, l'auteur de ''Chasseurs de matières premières'' (Bruxelles, 2013) nous avertit. Il nous dit que les patrons allemands ont décidé de prendre possession des matières même en passant par la guerre. Malheureusement, nous avons, nous, continuer à parler du processus démocratique et des élections.

Un ambassadeur burundais prend la parole de manière responsable et prouve qu'il est au courant de la marche actuelle du monde. Il lit les relations de son pays avec la Russie en fonction de l'ouverture de ce pays au monde multipolaire et à son respect des principes du droit international.

Quand ''Joseph Kabila'' est présenté comme ''un tout-puissant'' pouvant soumettre quatre-vingt millions de Congolais(es), les fanatiques applaudissent. Et les analystes politiques et autres chercheurs congolais s'inquiètent de la rupture épistémologique de cette idéologisation du ''Cheval de Troie du Tutsi Power''. Que signifie la rupture épistémologique ? Elle est le fait de cacher le soubassement, le contexte de l'émergence d'un texte ou d'un parcours cognitif pour le besoin de la cause. Quand les fanatiques applaudissent, cela peut être signe d'ignorance ou de l'inculture. Cela est très dangereux dans la mesure où le fanatisme met fin à tout débat désidéologisant. Et les fanatiques promettent des plaies et des bosses aux ténors des remises en question s'inscrivant en faux contre la rupture épistémologique.

Après ''le conflit au Congo. La vérité dévoilé et Rwanda's untold story'', nous avons là un film à suivre attentivement (https://www.youtube.com/watch?v=bzavJSgYXWM). ''Il est malin''. A certains endroits, il voudrait faire croire que ''la guerre de libération'' a engendré ''la guerre de prédation''. Les deux premiers films (documentaires) et plusieurs livres écrits sur la tragédie congolaise aident à mieux comprendre cette ''guerre des Clinton'' (et de leur AMFI).