Editorial
dimanche mai 20, 2018
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Des intellectuels occidentaux mènent, de l'intérieur, depuis plusieurs années, ''un procès contre l'impérialisme''. Edward Herman, Noam Chosmky, Michel Collon, Jean Bricmont, Bruno Guigue, Diana Johnson, etc. peuvent être cités comme exemple. Leurs livres sont facilement accessibles. Ils publient des articles dans les médias alternatifs. Ils semblent être inconnus dans plusieurs milieux congolais. Des Congolais(es) les ayant lus et les lisant encore sont souvent qualifiés d'anti-impérialistes primaires. Voici un procès (https://www.legrandsoir.info/l-imperialisme-moderne-juge-et-reconnu-coupable-rt.html) : un article accompagné des vidéos résume ''le procès contre l'impérialisme''. Il est jugé et reconnu coupable. Cet article montre comment l'impérialisme produit des ''Etats ratés'', impose son approche des pays qu'il veut détruire dans les médias dominants et qualifie des présidents socialistes ou socialisants de dictateurs ; comment il parvient à imposer sa pensée unique.

 

Par usure ou fatigue psychologique et intellectuelle, des compatriotes estiment qu'il est souhaitable que les Congolais(es) s'adressent à la Cour Pénale Internationale.

 

Tirer à balles réelles sur les Congolais(es), les tuer, les massacrer, les esclavagiser, sont des actés délibérés. La preuve est là que certaines manifestations ''bien planifiées'' sont ''encadrées''.

Prendre l'histoire du Congo-Kinshasa par de petits morceaux peut pousser à formuler certains commentaires négligeant le fait que ce pays connaît une guerre d'usure depuis 1885. Les efforts déployés par les héritiers de Kimbangu et Kimpa Vita vers les années 1960 pour en finir avec cette guerre n'ont abouti qu'à quelques jours d'indépendance politique réelle. L'un des fers de lance de cette lutte est tué le 17 janvier 1961. Depuis lors, le Congo-Kinshasa est plongé dans une crise de légitimité et de légalité. Les efforts déployés vers les années 1990 pour la démocratisation de ce cœur de l'Afrique ont été anéantis par la guerre raciste et de prédation menée par les anglo-saxons et leurs proxys rwandais, ougandais, burundais, congolais, etc. Cette guerre a eu lieu dans un contexte beaucoup plus large de la production des ''Etats ratés'' orchestrés par ''la première puissance militaire du monde''. (https://www.legrandsoir.info/produire-des-etats-rates.html) Le peu de structures et institutions donnant au Congo-Kinshasa l'aspect d'un ''Etat manqué'' sous Mobutu ont été anéanties par cette guerre. Produire les Etats ratés participait d'une politique de la guerre conçue comme business ; c'est-à-dire comme une opération économique rentable, dirait Riccardo Petrella.