Editorial
jeudi août 17, 2017
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Il est curieux que le 19 décembre soit pris pour une date fatidique. Et que plusieurs compatriotes estiment que cette prise de position ne soit pas soumise à des analyses critiques. Petit à petit l'intolérance, le fanatisme et l'ignorance gagnent de plus en plus les franges importantes de nos populations au point de les pousser à refuser tout débat  et toute remise en question du fétichisme. 

Un certain Occident vit la fin d'un monde et voit le commencement d'un autre.  Le système  américain ayant marqué ''le vieux monde'' depuis plus de sept décennies se décompose de plus en plus en révélant le côté illusoire du ''rêve'' sur lequel il était fondé et ''l'impuissance de la puissance'' à laquelle il a eu souvent recours.  En effet, son usage fréquent de la puissance armée sur fond de corruption, de vol et de mensonge ; son recours régulier à ''la stratégie du chaos''  sans boussole éthique a contribué à exaspérer les inégalités et l'humiliation des Etats-nations considérés comme des ''ennemis de l'empire'' ou des vassaux à soumettre. 

Il y a eu des applaudisseurs au Palais du peuple. Comme d'habitude. Moyennant quelques billets de banques. L'appauvrissement des masses populaires fonctionne bien. S'en mettre plein les poches et créer la masse des applaudisseurs pouvant ramasser les miettes. Et esclaves volontaires, ils ont crié : ''Raïs, wumela''. Et ''le Raïs'' peut se permettre des incongruités du genre : « N'ayant jamais été violée, la Constitution sera respectée dans toutes ses dispositions''. Ecoutez ! Il rigole ! Il a demandé une minute de silence pour les morts résistants au viol de cette Constitution parce qu'il n'a pas été capable de donner, avec son gouvernement fantoche, l'argent qu'il faut à la CENI pour convoquer les élections 90 jours avant la fin de son deuxième mandat frauduleux et il a le toupet  de soutenir que cette fameuse feuille de choux n'a pas été violée. Et des compatriotes dont les cœurs et les esprits ont été mangés par la mendicité et le consumérisme applaudissent en disant : « Raîs, wumela ». Des esclaves volontaires pour lesquels il faut avoir pitié : ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils ne sont pas informés sur les mécanismes de leur appauvrissement anthropologique. Lobotomisés à force de suivre les ''maboke'' et ''le journal télévisé'' sur la RTNC, ils sont ''ensorcelés''.

 

Maintenant que Donald Trump prône le protectionnisme économique et le patriotisme au grand jour, nous attendons voir ce que vont nous proposer ''les Chicago boys congolais''. Vont-ils comprendre qu'ils étaient  ''les experts de Wall Street'' que le 45 ème Président des USA vient de vilipender ? Fallait-il attendre que la critique du mondialisme vienne de Donald Trump pour qu'ils comprennent que le fanatisme du marché est mortel pour les peuples et les nations ?