Editorial
mardi juin 27, 2017
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Quand les jeunes réunis autour du chef Kamwina Nsapo risquent leur vie contre ''le conglomérat d'aventuriers'' et leur police politique, ils ont un ''lusanzu'' (un défi????) auquel ils se réfèrent. Ils disent : « Buloba ebu buikala buenu !!! ». Ils portent en eux une conviction. Ils savent au plus profond d'eux-mêmes qu'ils se battent pour leur terre (buloba). Cette terre-mère est en train d'être confisquée par les occupants ayant infiltré les institutions congolaises depuis ''la guerre raciste, de prédation et de basse intensité'' menée contre les Congolais(es) par les anglo-saxons par les proxys interposés. Ces jeunes font de la question de la terre, de leur terre, une question de vivre ou de mourir. Si les méthodes auxquelles ils recourent peuvent être récusées, dans une certaine mesure, ils ont néanmoins l'avantage de poser la question de la terre. Pour les Congolais(es) bien informé(es), une bonne partie de la terre congolaise est en train d'être vendue. A Beni et dans d'autres territoires de l'Est du Congo-Kinshasa, il est régulièrement demandé aux autochtones de s'éloigner des terres arables pour éviter d'être tués par ''les ennemis''.

La durée de la guerre perpétuelle au Congo-Kinshasa corrompt, petit à petit, le langage citoyen et politique dans ce pays. Il est curieux qu' après que ''le régime de JOKA'' ait tué les Congolais(es), certains compatriotes disent : « Le chef de l'Etat congolais tue son propre peuple ». Cette façon de parler trahit une certaine fatigue psychologique et intellectuelle. Elle favorise la commission de certaines erreurs fatales pour le pays. JOKA est un soldat du Tutsi-Power, venu au Congo-Kinshasa à travers une guerre raciste et de prédation menée par des proxys interposés pour exterminer les Congolais(es), participer à la balkanisation et à l'implosion de ce pays. Le traiter comme ''soldat du FPR'', ''mercenaire du Tutsi-Power'' ou comme ''un Cheval de Troie'' des adversaires du Congo-Kinshasa aide à une bonne compréhension de ce qui arrive au pays de Lumumba.

Il arrive que certains d'entre nous soient accusés de vouloir trop accuser l'autre et de ne pas tenir compte de la responsabilité des Africains dans la descente du continent dans un gouffre sans fond.

Ces accusateurs disent que les Africains veulent toujours accuser les autres de leurs malheurs.

Les embourgeoisés de la politique congolaise ont fait le choix pour l'inconstance et l'inconsistance.

Ils justifient mensongèrement leur inconstance en soutenant que ''la politique est dynamique''. Souvent, ils ne disent pas de quelle politique il s'agit. Ils ne disent pas s'il s'agit des coups fourrés qu'ils se permettent d'asséner aux populations congolaises en complotant derrière leur dos ; ou de l'arbre à palabre qu'ils sont incapable d'instaurer au cœur du Congo-Kinshasa afin de radicaliser la participation citoyenne à l'édification de ''la res publica''.