Editorial
jeudi août 17, 2017
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Des compatriotes éveillés et avertis ne se sont pas laissés impressionner par la campagne électorale de la présidentielle aux USA. Cela étant, certaines sorties médiatiques de Donald Trump sont venues confirmer une certaine approche qu'ils ont du pays de l'Oncle Sam. Quand le FBI décide de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour ses e-mails, Trump crache un secret de Polichinelle :elle est soutenue par un système frauduleux et corrompu (http://fr.euronews.com/2016/11/07/clinton-blanchie-la-preuve-d-un-systeme-corrompu-selon-trump). Oui. Les lecteurs de Noam Chomsky, d'André Vltchek, de John Pilger, de John Perkins, de Paul Craig Robert, de Pater Dale Scott, etc. n'apprennent rien de neuf. Tout comme ceux de Danielle Mitterrand (dans Le livre de ma mémoire). Les curieux peuvent lire ou relire les ''Confessions d'un assassin financier'' de John Perkins (téléchargeable sur Internet), ''La route vers le nouveau désordre mondial. 50 ans d'ambitions  secrètes des Etats-Unis'' et ''La machine de guerre américaine. La politique profonde, la CIA, la drogue, l'Afghanistan, …'' de Peter Dale Scott. En 2002, Emmanuel Todd publiait un ''Essai sur la décomposition du système américain'' intitulé ''Après l'empire''. Plusieurs thèses et hypothèses de ces auteurs sont reprises dans notre livre ''A quand le Congo ? Réflexions& propositions pour une renaissance panafricaine''.

Nous ne cesserons de le rappeler à ceux et celles qui n'ont pas encore compris que la sous-traitance du vol, de la violence et de la corruption pendant plus de 130 au Congo-Kinshasa a transformé ce pays en une prison à ciel ouvert et en un mouroir. Les hommes et les femmes libres, capables de jouir de leur liberté d'expression et d'action y sont une race en voie de disparition.
Un journaliste congolais, Gaston Mushidi, le directeur de la RTMA( Radio-Télévision Manika de Kolwezi) a été arrêté hier matin par les agents de la police politique de ''Joseph Kabila'' dénommée ANR.Qu'a-t-il commis comme infraction ? Le prétexte est vite trouvé : diffusion d'une interview de Moïse Katumbi.

Quand les jeunes réunis autour du chef Kamwina Nsapo risquent leur vie contre ''le conglomérat d'aventuriers'' et leur police politique, ils ont un ''lusanzu'' (un défi????) auquel ils se réfèrent. Ils disent : « Buloba ebu buikala buenu !!! ». Ils portent en eux une conviction. Ils savent au plus profond d'eux-mêmes qu'ils se battent pour leur terre (buloba). Cette terre-mère est en train d'être confisquée par les occupants ayant infiltré les institutions congolaises depuis ''la guerre raciste, de prédation et de basse intensité'' menée contre les Congolais(es) par les anglo-saxons par les proxys interposés. Ces jeunes font de la question de la terre, de leur terre, une question de vivre ou de mourir. Si les méthodes auxquelles ils recourent peuvent être récusées, dans une certaine mesure, ils ont néanmoins l'avantage de poser la question de la terre. Pour les Congolais(es) bien informé(es), une bonne partie de la terre congolaise est en train d'être vendue. A Beni et dans d'autres territoires de l'Est du Congo-Kinshasa, il est régulièrement demandé aux autochtones de s'éloigner des terres arables pour éviter d'être tués par ''les ennemis''.

La durée de la guerre perpétuelle au Congo-Kinshasa corrompt, petit à petit, le langage citoyen et politique dans ce pays. Il est curieux qu' après que ''le régime de JOKA'' ait tué les Congolais(es), certains compatriotes disent : « Le chef de l'Etat congolais tue son propre peuple ». Cette façon de parler trahit une certaine fatigue psychologique et intellectuelle. Elle favorise la commission de certaines erreurs fatales pour le pays. JOKA est un soldat du Tutsi-Power, venu au Congo-Kinshasa à travers une guerre raciste et de prédation menée par des proxys interposés pour exterminer les Congolais(es), participer à la balkanisation et à l'implosion de ce pays. Le traiter comme ''soldat du FPR'', ''mercenaire du Tutsi-Power'' ou comme ''un Cheval de Troie'' des adversaires du Congo-Kinshasa aide à une bonne compréhension de ce qui arrive au pays de Lumumba.