Editorial
mardi octobre 17, 2017
Register

La durée de la guerre perpétuelle au Congo-Kinshasa corrompt, petit à petit, le langage citoyen et politique dans ce pays. Il est curieux qu' après que ''le régime de JOKA'' ait tué les Congolais(es), certains compatriotes disent : « Le chef de l'Etat congolais tue son propre peuple ». Cette façon de parler trahit une certaine fatigue psychologique et intellectuelle. Elle favorise la commission de certaines erreurs fatales pour le pays. JOKA est un soldat du Tutsi-Power, venu au Congo-Kinshasa à travers une guerre raciste et de prédation menée par des proxys interposés pour exterminer les Congolais(es), participer à la balkanisation et à l'implosion de ce pays. Le traiter comme ''soldat du FPR'', ''mercenaire du Tutsi-Power'' ou comme ''un Cheval de Troie'' des adversaires du Congo-Kinshasa aide à une bonne compréhension de ce qui arrive au pays de Lumumba.

Il arrive que certains d'entre nous soient accusés de vouloir trop accuser l'autre et de ne pas tenir compte de la responsabilité des Africains dans la descente du continent dans un gouffre sans fond.

Ces accusateurs disent que les Africains veulent toujours accuser les autres de leurs malheurs.

Les embourgeoisés de la politique congolaise ont fait le choix pour l'inconstance et l'inconsistance.

Ils justifient mensongèrement leur inconstance en soutenant que ''la politique est dynamique''. Souvent, ils ne disent pas de quelle politique il s'agit. Ils ne disent pas s'il s'agit des coups fourrés qu'ils se permettent d'asséner aux populations congolaises en complotant derrière leur dos ; ou de l'arbre à palabre qu'ils sont incapable d'instaurer au cœur du Congo-Kinshasa afin de radicaliser la participation citoyenne à l'édification de ''la res publica''.

L'embourgeoisement de certains compatriotes peut constituer un handicap sérieux à la promotion d'un débat politique digne de ce nom au Congo-Kinshasa. Prompts à crier sur les toits qu'ils sont ''des hommes d'Etat'', ils enfument leurs compatriotes en tombant dans une inconstance politique trahissant l'inconsistance idéologique et politique.

Il est curieux qu'ils cherchent à nous convaincre qu'un calendrier électoral, objet d'un consensus, va résoudre ''la crise congolaise''. Ils deviennent confusionnistes. Ils affirment une chose et son contraire. Tout en disant qu'ils sont pour le respect de la constitution, ils sont prêts à cracher sur les délais constitutionnels au cours desquels les élections devraient être organisées.