Editorial
jeudi mai 25, 2017
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Il y a bientôt plus de deux ans que  des enfants congolais adoptés par quelques familles belges ne sont pas encore partis du pays. Ils doivent, semble-t-il, avoir  le visa de sortie du territoire congolais.  Curieux ! Ces enfants ont déjà acquis la nationalité belge ! Et parmi les Congolais(es), plusieurs compatriotes ayant la nationalité belge rentrent et sortent du pays de Lumumba sans problème.

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force. »  S. BOLIVAR

Le temps  qui passe semble être devenu l’ennemi de plusieurs d’entre nous. Et c’est triste. Nous ne le dirons jamais assez : ceux qui nous mènent la guerre raciste depuis 1996  (et même un peu tôt) ne travaillent pas comme plusieurs d’entre nous. Ils établissent leurs stratégies de conquête et de puissance sur plusieurs années. Ils les consignent dans ‘’leurs livres blancs’’  pour y assurer le suivi. L’alternance politique dans leurs pays ne modifie rien à ces stratégies. Sur ce point, nous devrions apprendre d’eux à rester concentrer sur  des questions vitales concernant notre pays pendant longtemps.

 

Plusieurs compatriotes  ont compris que leur lutte d’émancipation politique est légitime. Certains parmi eux ont et la maîtrise de l’histoire des ‘’Grands Empires’’ de l’histoire du monde et celle du Congo-Kinshasa. Ils estiment que cela ne sert à rien de pouvoir convaincre tout le monde à la fois. D’autres, abondant dans le même sens, pensent que l’essentiel pour le moment est de continuer à s’identifier, à répondre constamment à cette question : « Qui fait quoi, où, avec quelles compétences. » D’autres encore   sont convaincus qu’une bonne identification des Congolais(es) entre eux (elles) devrait conduire  au regroupement des gestionnaires patriotes, capables d’initier des méthodes et des stratégies dans les domaines de leurs compétences  pour aider le Congo-Kinshasa de demain à s’auto-prendre en charge.