Editorial
lundi novembre 19, 2018
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''Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre'' D. MITTERRAND

Un observateur avisé de la scène ''dépolitisée'' du Congo-Kinshasa peut être étonné de la facilité avec laquelle, après deux décennies de notre histoire collective et immédiate, les masses populaires et certains intellos sont tombés dans une profonde amnésie. Ils ne savent plus qui a fait quoi dans ''les guerres secrètes perpétuelles'' des ''grandes puissances'' en Afrique et dans les Grands Lacs Africains.

''Ils nous dominent plus par l'ignorance que par la force'' S. BOLIVAR

A. Lisons intelligemment ce premier extrait :

''L’ Etat ne pouvant pas avoir la prétention de régenter l’ensemble du processus de développement de notre pays, nous avons résolu, par ailleurs, d’engager des réformes structurelles volontaristes de notre secteur économique, conséquence de l’option de la libéralisation de l’économie, levée depuis l’an 2002, afin d’offrir l’opportunité au secteur privé de participer à l’effort du redressement national.''

Oui. C'est un rapport de plus. C'est vrai. Le lire est important. Le lire de bout en bout (126 pages) me semble indispensable. Cela aide à se rendre compte du niveau d'ensauvagement atteint par ''les milices de la kabilie''. Si le Congo-Kinshasa était un ''Etat normal'', il organiserait un Tribunal Spécial pour juger les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis au Kasaï entre 2016 et 2017. Au cours de la commission de certains crimes, des similitudes peuvent être établis entre ceux-ci et ceux commis jadis au Rwanda et à l'Est du pays au cours au cours du génocide et au cours de ''la fausse guerre de libération'' de 1997. Le mode opératoire présente une certaine constance. Les crimes commis au Bas-Congo contre les adeptes de Bundu dia Kongo obéissaient à ce même mode opératoire.

Il se passe quelque de malsain dans certains milieux congolais. Des compatriotes fanatiques, applaudisseurs et thuriféraires de ''leurs gourous'' politicards estiment qu'il leur appartient de dicter au reste de la communauté congolaise les questions pouvant être débattues publiquement.