Editorial
mardi juin 27, 2017
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Penser au jour le jour nous contraint, souvent, à ne pas tenir compte des réflexions prospectives fondées sur un dialogue permanent avec la marche historique du monde. Nous perdons énormément de temps à trouver des réponses aux questions que pose l'actualité congolaise en refusant de nous étudier pour nous connaître en profondeur et d'étudier ''l'autre'', celui qui, depuis 1885, considère le Congo-Kinshasa comme une ''terra nullius''. Un refrain revient souvent :  « Accordons-leur le bénéfice du doute. »

Contrairement aux communiqués ''officiels'', nous apprenons qu'il y a encore des coups de feu à Kananga ce mercredi 15 mars 2017.  Il n'est pas exclu que les jeunes adeptes du chef Kamwina Nsapu soient pris dans un piège. Dans le piège de ''la guerre  d'usure'' menée contre le Congo-Kinshasa depuis bientôt plus de deux décennies.

La lecture officielle de ''la guerre par morceau'' menée contre les Congolais(es) indique qu'elle a pris fin en 2002. Plusieurs compatriotes l'ont adoptée pour se démarquer de ''la relecture congolaise de cette version officielle''.  La découverte des fosses communes les unes après les autres (http://www.rfi.fr/contenu/ticker/fosses-communes-kasai-rdc-le-haut-commissaire-onu-droits-homme-demande-une-commission?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=breaking&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2017-03-08)et la déconstruction du ''récit officiel des ADF/NALU''  (https://habarirdc.net/massacres-adf-affaire-mafieuse-selon-chef-de-monusco-nord-kivu/)ne semblent pas forcer plusieurs d'entre nous à se démarquer de ''la lecture officielle'' de ''la guerre par morceau'' menée au cœur de l'Afrique depuis les années 1990.

 

Au fur et à mesure que années passent, nous nous engouffrons dans le fanatisme et le thuriférérisme au point de chercher midi quand il est quatorze heures. De plus en plus, certains d'entre nous commencent à se poser la question de savoir s'il y a des intellectuels organiques et structurants au Congo-Kinshasa. Oui. Il y en a. Souvent, ils sont vilipendés comme des vauriens par les fanatiques et les thuriféraires  des artisans et partisans du statu quo.  Ils ne sont pas écoutés.