Editorial
dimanche juillet 15, 2018
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Un pays occupé pendant plus d deux décennies par un réseau de prédation transnational porté par ''un conglomérat d'aventuriers'' parle encore de ''constitution'' deux ans après ''le mandat officialisé'' des institutions vides de contenu ! Terrible ! Des politicards parlent encore de ''chef de l'Etat'', de ''parlement'' et de ''sénat'' et commentent les sorties médiatiques de ce beau monde comme si de rien n'était ! Grave ! Pour n'avoir pas cru que le pays était pris en otage par ''une kabilie kleptocrate'', ces politicards ont avalisé un processus politique vicié et vicieux. Et même quand celui-ci a pris fin depuis 2016 sans ''passation civilisée'' de ''pouvoir-os'' entre ''un président entrant'' et ''un président sortant'', ces manducrates font comme si de rien n'était. Ils parlent de nominations faites par ''le président de la république'' sans ajouter, comme La Libre Afrique, ''hors mandat'' (frauduleux) ! Désespérant ! L'usage des mots n'est pas innocent !

Si en tant que Congolais(es) nous n'arrivons pas à nous assumer en croyant que les autres mèneront la lutte de notre émancipation politique pour un Congo-Kinshasa souverain, nous sommes les plus à plaindre du monde.

Cela signifie que le réseau de prédation opérant au Congo-Kinshasa sur fond d'un mensonge systémique est nu. Le mensonge ne survit pas au temps long. La vérité finit toujours par l'emporter.

Comment celui qui disait que ''l'Afrique n'est pas rentrée dans l'histoire'' est-il rentré dans l'histoire de la France ? Si les accusations portées contre Nicolas Sarkozy au sujet de sa corruption par la Libye venaient à être confirmées par les juges français, les Africains devraient en tirer quelques conséquences possibles et imaginables. En voici quelques-unes.