Editorial
mercredi octobre 18, 2017
Register

Il y a eu, à un certain moment, un débat autoflagellant sur ''ceux qui tuent les Congolais(es)''. Certains protagonistes de ce débat pointé le doigt accusateur vers les Congolais(es). Ils disaient : « Vous parlez des rwandais ; mais nous les voyons pas. » ''Ne pas les voir'' constituait un motif sérieux pour ne criminaliser que les Congolais(es).  Plusieurs compatriotes soutenant cette position semblent avoir perdu de vue que ''la guerre raciste de prédation'' commencée en 1996-1997 n'est jamais terminée. Ils semblent avoir perdu de vue que ''cette guerre par morceau'' a comme objectifs l'occupation et la balkanisation du Congo-Kinshasa. Et que dans ses planificateurs opèrent avec ''des escadrons de morts'' de leur choix. Comme elle dure, elle fait apparaître, souvent, au grand jour, des sous-fifres pendant que ''les acteurs pléniers'' opèrent dans l'ombre. Plusieurs ''prophètes'' congolais ont beau dire et répéter cela, ils sont moqués et tournés en dérision.

Il se pourrait que Trump ait modifier la donne. Non pas en devenant un peu plus fort que l'Etat profond anglo-saxon, mais en ayant une politique attestant qu'il est possible que les élites anglo-saxonnes dirigeantes peuvent être divisées. Oui, elles sont divisées sur plusieurs questions mondiales. Même sur le Congo-Kinshasa. Pour rappel, c'est sous Trump qu'un représentant des USA aux Nations Unies a osé affirmer que l'ONU travaille avec le pouvoir-os de ''la kabilie''.

Supposons que la dernière sortie médiatique de Joseph Kabila ait connu des interprétations erronées. Qui doit pouvoir réajuster le tir ? C'est lui. Et pas les tambourinaires et les thuriféraires.

 

Il y a des enjeux qui ne se comprennent mieux que quand ils sont facilement expliqués. A l'occasion du passage de Paul Kagame à Bruxelles, un ex-ministre Rwandais, Faustin Twagiramungu, s'exprime et dit, en des termes on ne peut plus clair, le rôle qu'il joue : il assure le relais des matières premières stratégiques du Congo-Kinshasa pour ''la communauté dite internationale''. Malheureusement, cela dure depuis plus de deux décennies et entraîne une crise anthropologique dans la sous région des Grands Lacs africains. Sur cette même vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=pU9q5Oq8osM&feature=youtu.be), un autre Rwandais s'exprime et explique la situation actuelle de son pays. Elle n'est pas aussi bonne que nous la présentent certains médias dominants.