Editorial
dimanche mai 20, 2018
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Si en tant que Congolais(es) nous n'arrivons pas à nous assumer en croyant que les autres mèneront la lutte de notre émancipation politique pour un Congo-Kinshasa souverain, nous sommes les plus à plaindre du monde.

Cela signifie que le réseau de prédation opérant au Congo-Kinshasa sur fond d'un mensonge systémique est nu. Le mensonge ne survit pas au temps long. La vérité finit toujours par l'emporter.

Comment celui qui disait que ''l'Afrique n'est pas rentrée dans l'histoire'' est-il rentré dans l'histoire de la France ? Si les accusations portées contre Nicolas Sarkozy au sujet de sa corruption par la Libye venaient à être confirmées par les juges français, les Africains devraient en tirer quelques conséquences possibles et imaginables. En voici quelques-unes.

Pour avoir eu accès à la mangeoire de ''la kabilie'', certains compatriotes ont affirmé, la main sur le cœur, qu'ils avaient signé ''un pacte républicain'' en Afrique du Sud. Et que celui-ci avait mis fin à la guerre. Ils ne semblent pas avoir compris la tactique du ''talk and fight''. Ils ne semblent pas avoir compris que la guerre raciste de prédation et de basse intensité est perpétuelle. Beni, Ituri, Makobola, Katoka, Kananga, Kikwit, Kinshasa, etc. pleurent toujours leurs morts au quotidien. Cela depuis bientôt plus de deux décennies. Dans l'indifférence générale.