Editorial
mercredi octobre 18, 2017
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Ayant succédé en janvier 2001 à Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo de la manière qu’on sait, Joseph Kabila a donné la pleine mesure de son incapacité à gérer le Congo à démocratiser depuis bientôt dix longues années.

Après s’être accordé un satisfecit le 8 décembre courant devant députés et sénateurs réunis en congrès au Palais du peuple à Kinshasa, Kabila Kabange vient de manger sa parole à la suite du dernier conseil supérieur de la défense qu’il a présidé cette semaine en dénonçant, lui aussi, la présence aux postes frontaliers des services non habilités. Alors que les services de renseignements, civils et militaires, répondent de lui, tout comme l’armée, la police et les autres services de l’Etat, voilà Kabila Kabange qui semble tiré d’un profond sommeil au point de réaliser après dix ans d’impérium qu’il y a des services publics qui squattent illégalement aux postes frontaliers.

 

Plus aucun doute, ça sera Daniel Ngoy Mulunda ! Après avoir fait durer le suspens, Kabila a fini par lever un pan du voile avec la transmission à l’Assemblée nationale de la liste de quatre délégués de la mouvance présidentielle à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). En attendant sa désignation formelle, ainsi que l’avait annoncé Congo News, le pasteur Ngoy Mulunda, parent katangais de Kabila Kabange, remplacera Apollinaire Malumalu à la tête de la nouvelle CENI.

Président de la mémorable Conférence nationale souveraine (CNS) en 1991, puis président du Haut Conseil de la République ( HCR) et du Haut conseil de la République-Parlement de transition ( HCR-PT) de 1992 à 1997, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya aurait dû assumer la plus haute charge de l’Etat en 1997 si le maréchal Mobutu Sese Seko avait eu l’intelligence d’abdiquer de manière à couper l’herbe sous les pieds de l’AFDL. Hélas !

Dans son message à l'occasion de la fête nationale du Royaume de Belgique, ce mercredi 21 juillet, le roi Albert II a fait la part belle au Congo à démocratiser en mettant en exergue la nécessité d'un nouveau partenariat et du respect mutuel.