Editorial
samedi juillet 21, 2018
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La racialisation est une idéologie occidentale. Elle permet aux races prétendument  supérieures de disposer à leur guise de celles qu’elles estiment être inférieures.

La traite négrière, la colonisation et la néocolonisation  prennent appui sur cette idéologie.

La classification des races en supérieures et inférieures  a, dans l’histoire, conduit à la disqualification de certains peuples  de leur appartenance à l’humanité. La négation de l’humanité aux peuples dits ‘’noirs’’ a facilité leur extermination et l’occupation de leurs terres par ‘’les races supérieures’’.  Cette idéologie négatrice de l’humanité aux ‘’noirs’’ est en train de faire des dégâts aux USA.  Les jeunes et les adultes noirs sont tués par la police.

Construire une patrie sur des bases éthiques et politiques solides prend du temps. Beaucoup de temps. Le temps de créer  des idées-force sur lesquelles elle doit être fondée. Ces idées peuvent naître des échanges  avec ‘’les anciens’’, avec les Pères et les Mères fondateurs de la nation et leurs alliés.  Elles peuvent s’enrichir d’une lecture calme, posée et réfléchie de l’histoire de la nation depuis son indépendance nominale jusqu’à ce jour.

Plusieurs études menées sur la guerre de prédation et de basse intensité dans laquelle le Congo-Kinshasa est empêtré depuis les années 1990 ont, avec des preuves à l’appui, montré que ce sont les grandes puissances qui l’ont orchestrée. La meilleure formule pour dire cette  guerre est celle du sous-titre du livre de Florence Hartmann : « Les guerres secrètes de la politique et de la justice internationale.[1] »  L’année dernière, un documentaire  a apporté son aide à l’identification des acteurs majeurs de cette guerre de basse intensité. ‘’Rwanda’s untold story’’, après ‘’le conflit au Congo. La vérité dévoilée’’, est venu dire en des termes clairs que la guerre menée contre le Congo-Kinshasa est une guerre anglo-saxonne.

Pour dire les choses autrement, ce documentaire est venu révéler que les commanditaires de la guerre ayant fait des millions de morts au Congo-Kinshasa sont des anglo-saxons.

Quand les masses populaires sortent dans les rues de plusieurs villes du Congo-Kinshasa les 19, 20 et 21  janvier 2015, elles prouvent qu’elles ont du pouvoir. Le pouvoir de résister mains nues face à une police politique armée jusqu’aux dents et accompagnée de chars. Coupées du monde entier, ravalées au rang de terroristes, elles ont résisté trois jours durant.