Editorial
dimanche décembre 17, 2017
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Sacré Gbagbo ! Les forces impérialistes coalisées n’ont pas réussi à le liquider en dépit du bombardement de sa résidence. Le président ivoirien ne s’est pas non plus suicidé quand bien même tout était fait pour l’y contraindre. Gbagbo avait prévenu qu’il n’était pas candidat martyr mais amoureux de la vie. Il a tenu bon jusqu’au bout en dépit de la pression militaire des forces impérialistes coalisées et du lynchage médiatique dont il est victime depuis 2004, année du bombardement de l’aviation ivoirienne sur décision de Jacques Chirac pour punir Gbagbo l’insoumis accusé d’avoir fait bombarder le camp des militaires  français de Bouaké.

Laurent de Belgique, fils d’Albert II et de Paola, vient de rentrer de l’ex-Congo belge où il s’était rendu en dépit de l’opposition du gouvernement Leterme et même du Palais.

L’information balancée et commentée par la presse belge a de quoi faire sourire tant le prince est qualifié d’enfant terrible de la famille royale qui n’a pas entendu la voix de la raison l’exhortant à ne pas faire un déplacement susceptible d’être considéré comme une caution à Kabila.

Ayant succédé en janvier 2001 à Laurent-Désiré Taratibu Kabila ka Makolo de la manière qu’on sait, Joseph Kabila a donné la pleine mesure de son incapacité à gérer le Congo à démocratiser depuis bientôt dix longues années.

Après s’être accordé un satisfecit le 8 décembre courant devant députés et sénateurs réunis en congrès au Palais du peuple à Kinshasa, Kabila Kabange vient de manger sa parole à la suite du dernier conseil supérieur de la défense qu’il a présidé cette semaine en dénonçant, lui aussi, la présence aux postes frontaliers des services non habilités. Alors que les services de renseignements, civils et militaires, répondent de lui, tout comme l’armée, la police et les autres services de l’Etat, voilà Kabila Kabange qui semble tiré d’un profond sommeil au point de réaliser après dix ans d’impérium qu’il y a des services publics qui squattent illégalement aux postes frontaliers.

 

Plus aucun doute, ça sera Daniel Ngoy Mulunda ! Après avoir fait durer le suspens, Kabila a fini par lever un pan du voile avec la transmission à l’Assemblée nationale de la liste de quatre délégués de la mouvance présidentielle à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). En attendant sa désignation formelle, ainsi que l’avait annoncé Congo News, le pasteur Ngoy Mulunda, parent katangais de Kabila Kabange, remplacera Apollinaire Malumalu à la tête de la nouvelle CENI.