Politique
vendredi décembre 15, 2017
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Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.



De sources concordantes à l’est du Congo-Kinshasa, il nous revient que Paul Kagamé a installé cinq généraux de l’armée régulière du Rwanda à la tête des villes de l’est du Congo-Kinshasa, à savoir, le général Tango Fort à Butembo, le général Tito Bizuri à Ituri, le général Mubirizi à Beni, le général Gahizi à Goma et enfin le général Bisamaza à Kanyabayonga.

Et nous apprenons au même moment que le sieur Keroch, de nationalité belge, résidant dans la commune de Limeté à Kinshasa, serait chargé de fomenter des troubles dans la ville d’Uvira et les attribués par la suite aux terroristes. La population congolaise se souvient encore, et ce dans la même région, des évènements de triste mémoire qui furent exécutés sous les ordres de Bob Denard et de Jean Schramme. Comme quoi, l’histoire est un éternellement recommencement à l’est du Congo. Certes que l’on peut savoir quand et où elle commence mais jamais là où et comment elle finira.

Mais tout se planifie et se prépare alors que, dans la région, il existe juste près de Kigali une base militaire américaine. Dans un article qui date de 2008 et intitulé « Le Conseil des droits de l’homme décide d’enquêter sur les causes de la guerre au Congo », le site Voltairenet qui le publie y signale notamment que « AFRICOM a été développé et une importante ambassade a été créée à Goma, dans l’Est de la RDC. Selon des sources congolaises, les États-Unis ont installé au Rwanda, près de la frontière avec la province du Kivu, une base militaire construite par la firme Halliburton. C’est à peu près à ce moment-là que les conflits ont éclaté, et pas uniquement dans l’Est du Congo. On a également monté en épingle dans les médias la question de la piraterie au large de la Somalie afin de justifier une intervention militaire de l’UE et des USA après qu’on eut essayé, deux ans auparavant, d’écarter ceux qui, en Somalie, luttaient véritablement contre les pirates », fin de citation. Comment expliquer que des terroristes peuvent s’aventurer juste à côté où une base militaire américaine, et ce avec drones, opèrent. Et qui faut quoi à l’est du Congo-Kinshasa ? Qui est qui ? C’est dans cette ambiance que Jeune Afrique annonce la visite de John Kerry au Kenya et au Nigeria, un séjour qui est placé sous le signe de la lutte antiterroriste. Ah bon, les terroristes apparaissent au Congo juste en 2016 ?

Divide et impera
Les réactions contre les crimes du régime à Beni ne furent enregistrées que dans la région même, notamment à Butembo et à Beni. Et presque rien de la même ampleur à Goma, à Mbandaka, rien du tout à Kananga, à Manono, à Matadi, à Kikwit, etc. Et par ce comportement à déplorer, le peuple congolais envoie un mauvais signal aux Anglo-Saxons et à leurs agents dans la région qui tiennent mordicus à l’exécution de leur projet de balkanisation du Congo. Cette façon d’agir de la part de notre peuple peut signifier que, contrairement à ce qui se raconte, le peuple congolais ne serait pas assez prêt pour sa propre libération comme la majorité la réclamerait. Et notre crainte est de voir triompher l’adversaire en divisant de plus en plus la population congolaise. Le régime assassine Kamwina Nsapu. Et il n’y a aucune réaction dans le pays sauf que les concernés, les proches de la victime, qui en cherchant à s’approprier son meurtre, tombent dans le jeu du régime qui consiste à diviser, ce pour mieux régner. Donc, à chacun ses malheurs au détriment de l’esprit de la nation, de la solidarité nationale et de l’idée triomphante de la patrie. Et si chaque groupe devrait manifester ainsi et à part quand la canaille le frappe, Paul Kagamé risque de comprendre que tout lui est permis au Kivu dès lors que les Kinois, les katangais et autres ne s’en montrent pas préoccupés. Rien ne saura changer dans ce pays si c’est à ce rythme que le peuple réagit. C’est au leadership que nous sommes d’éveiller le peuple, d’inventer la lutte nationale, de la construire morceau par morceau et de l’orienter.

Likambo oyo eza likambo ya mabele…Likambo ya mabele, likambo ya makila.

Mufoncol Tshiyoyo  
Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
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