Politique
mercredi avril 26, 2017
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Il n'est pas possible de sortir de ''la logique de confrontation'' ou de la résistance face  des sous-traitants de l'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Les preuves abondent. Il y a un semblant de ''gouvernement d'union nationale'' et les massacres des Congolais(es) sont perpétrés à travers plusieurs coins du pays. Badibanga est ''premier ministre'' et le Kasaï est à feu et à sang. Il a oublié les fosses communes de Maluku. Une occupation néocoloniale et néolibérale recourt à l'oppression et à la répression pour dégrader les êtres humains ou les convertir en des ''êtres inutilisables'', en des ''indigents'' bons pour les fosses communes ou corvéables à souhait. C'est son ADN.

 

Quand Tharcisse  Loseke avoue que l'injonction reçue des diplomates occidentaux pour que  lui et ses pairs passent  de ''la logique de la confrontation'' à ''la logique de la cohabitation'', il soutient aussi que cela n'est pas connue de l'opinion nationale. Et il fonde cet appel sur le fait que ''ses maîtres à penser'' ne voudraient pas qu'il y ait répétition de ce qu'il y a eu le 19 septembre 2016, c'est-à-dire la répression dans le sang  d'une manifestation organisée par ''le Rassemblement''.

Il y a donc eu ''une confrontation'' entre ''le Rassemblement''  et la police politique d'alias Joseph Kabila. Pourquoi ?  ''Le Rassemblement'' voulait lancer un message fort à l'endroit du pouvoir-os d'alias Kabila en lui demandant de respecter le fin de son mandat ''constitutionnel''  le 19 décembre 2016. En dehors du fait que nous n'avons jamais avalisé le faux processus politique dans lequel le fameux ''Rassemblement'' est impliqué, nous voudrions rappeler que le 19 septembre 2016 est une date semblable à plusieurs autres que les Congolais(es) ne cessent de vivre depuis bientôt plus de deux décennies.  Avant le 19 septembre, il y a eu  les 19, 20 et 21 janvier 2015. Les Congolais(es) ripostant contre les manœuvres du camp d'alias Joseph Kabila pour modifier ''la Constitution'' pour que ''son autorité morale'' demeure au ''pouvoir-os'' ad vitam aeternam. ((https://www.youtube.com/watch?v=VLl9NjHHOqo).  Ces dates s'inscrivent dans tout un processus d'extermination des Congolais(es) sous la supervision de ''nouveaux maîtres'' de l'Afrique des Grands Lacs, Kagame et Kaguta Museveni dans l'indifférence des ''maîtres à penser'' de Tharcisse Loseke et dans l'impunité la plus totale.

A ce point de notre décryptage de l'entretien du Dr Tharcisse Loseke, nous disons que ce qu'il aurait pu être évité, ce n'est pas l'actuelle confrontation entre les Congolais(es) et les forces d'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Non. C'est la complicité des anglo-saxons dans la destruction du Congo-Kinshasa, dans la chosification des Congolais(es) et dans l'impunité dont jouissent ces ''nouveaux maîtres'' depuis les années 1990.  (Un entretien fait sur le massacre de Tingi-Tingi et dont nous ne partageons pas tous les points de vue en témoignent et cite les noms des soutiens de Kagame et de Museveni:(http://www.rfi.fr/emission/20170314-rwanda-rdc-tingi-tingi-reed-brody-onu-massacre-recit-cij?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=emission&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2017-03-14)

Et quand, usé par cette guerre anglo-saxonne, Tharcisse Loseke se jette pieds et poings entre les bras des ambassadeurs en  disant qu'il n'était pas possible que lui et ses pairs prennent ''le pouvoir'' le 19 décembre 2016, il plonge dans le larbinisme. Il ne comprend pas que ce sont les mêmes qui, en soutenant les massacres des Congolais(es) et les autres crimes commis par le régime d'alias Joseph Kabila  entretiennent ''le déséquilibre des rapports de force''. Il ne comprend pas que, malgré  cela, ils ont peur d'une ''rue organisée'', des masses populaires disposées à se ''prendre en charge''. Leurs ONG dites humanitaires et de droits de l'homme y veillent. Il ferait mieux de lire et/ou de relire ''Europe, crime et censure au Congo. Les documents qui accusent'' de Charles Onana (2012) ou ''Les Congolais rejettent le régime de Kabila'', un livre collectif publié sous la direction de Fweley Diangitukwa (2015)

Il n'est pas possible de rompre avec  ''la logique de confrontation'' face aux sous-traitants de l'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Les preuves abondent. Il y a un semblant de ''gouvernement d'union nationale'' et les massacres des Congolais(es) sont perpétrés à travers plusieurs coins du pays. Badibanga est ''premier ministre'' et le Kasaï est à feu et à sang. Il a oublié les fosses communes de Maluku. Une occupation néocoloniale et néolibérale recourt à l'oppression et à la répression pour dégrader les êtres humains ou les convertir en des ''êtres inutilisables'', en des ''indigents'' bons pour les fosses communes ou corvéables à souhait. Dégrader les êtres humains, les rendre incapables de penser et de se penser comme des êtres dignes et les plonger dans une peur ensauvageante ; c'est cela que poursuivent les sous-traitants de la néocolonie congolaise. D'ailleurs, pour eux, les mots n'ont plus de sens.

Oui. La guerre d'usure peut conduire au refus de penser et surtout de se penser sur le court, moyen et long termes. Cela d'autant plus que ce sont ses commanditaires qui orientent et compartimentent le temps. Qui a dit à Tharcisse Loseke que le 19 décembre 2016 était une date fatidique au point de le pousser à croire  que comme lui et ses pairs n'étaient pas capables de prendre le pouvoir-os à cette date, il fallait qu'ils renoncent à leur désir de souveraineté ?

Oui. En répondant à l'appel des ambassadeurs, Loseke et ses pairs ont renoncé au droit souverain que les peuples ont  de se choisir la voie à suivre pour bâtir leur destin collectif. Tel est l'enjeu face auquel les jeunes générations congolaises vont être confronter pendant longtemps : se choisir souverainement une voie ; comme les autres peuples dignes du monde le font. Pour ce faire, elles devront rompre avec le larbinisme, lire et relire leur histoire, organiser les masses et ''la rue'' ; en conscience. Opter pour un Congo-Kinshasa de l'insoumission aux diktats extérieurs ou intérieurs.

C'est ''un long chemin''  à bâtir sur un temps long . (à suivre)