Politique
lundi décembre 10, 2018
Register

Un français écrit : ''Cette interview de l’historienne congolaise Bénédicte Kumbi Ndjoko est essentielle pour comprendre la gravité de la situation dans la région des Grands Lacs Africains et le génocide toujours en cours en RDC (+ de 6 millions de morts en moins de 25 ans).''

Et ce français, à mes yeux, n'est pas n'importe qui. C'est Jacques Hogard. Il est l'auteur de deux livres importants : ''L'Europe est morte à Pristina. Guerre au Kosovo (printemps-été 1999)'' et ''Les larmes de l'honneur. 60 jours dans la tourmente du Rwanda''.

 

Lire ces deux livres après avoir lu l'article d'Edward Herman intitulé ''Produire les « Etats ratés »'' (https://www.legrandsoir.info/produire-des-etats-rates.html) et y ajouter le livre de Stéphanie Erbs, Vincent Barbe et Olivier Laurent intitulé ''Les Réseaux Soros à la conquête de l'Afrique. Les réseaux d'influence à la conquête du monde'' aide à comprendre ce qui s'est passé et se passe encore dans notre monde et au Congo-Kinshasa depuis les années 1990.

 

Jacques Hogard m'a aidé, personnellement, à conforter la théorie du ''chaos orchestré'' et à en identifier les acteurs majeurs au point de douter de ''la complexité'' du cas congolais. Au Kosovo, au Rwanda et au Congo-Kinshasa, les acteurs majeurs sont les mêmes. Jacques Hogard cite quelques noms. Ceux-ci se retrouvent dans le livre de Vincent Barbe et ses amis à côte de certaines ONG et certains mouvements citoyens opérant au Congo-Kinshasa. Les acteurs majeurs de la guerre du Kosovo, du Rwanda et du Congo-Kinshasa sont cités dans le livre de Vincent Barbe comme soutiens de certains politicards congolais.

 

Malheureusement, comme plusieurs d'entre nous refusent d'autres livres en dehors de la Bible, ils ne se livreront pas à cet exercice difficile : passer d'un livre à un autre, y ajouter des articles et chercher à identifier les acteurs majeurs, leur mode opératoire et leurs sous-fifres.

La paresse et la fatigue intellectuelles aidant, ils privilégient le culte de la personnalité, la flatterie, le fanatisme, le larbinisme, le syndrome de Stockholm, etc. Dans ce contexte, l'autocritique et la critique des ''politicards'' prennent des proportions inimaginables. Ce faisant, on passe à côté des questions essentielles. Nani aloka biso ????

 

A mon avis, Jacques Hogard voit vrai. Il parle à bon escient. L'interview est là :https://www.les-crises.fr/le-congo-dans-labime-par-ann-garrison/. Lisons et critiquons Bénédicte Kumbi Ndjoko. Ne nous laissons pas distraire par des questions inutiles liées à la pérennisation de la (re)colonisation et à l'occupation du Congo-Kinshasa par des sous-fifres de tout poil interposé. N'oublions pas que les camps qui se disputent ''le pouvoir-os'' au pays de Lumumba aiment le statu quo. Salua Nour le dit en des mots très simple dans une vidéo de deux minutes que plusieurs d'entre nous ne cessent de s'envoyer mutuellement.

 

Babanya Kabudi

Génération Lumumba 1961