Politique
dimanche avril 30, 2017
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En l’espace de deux jours, la RDC a dessiné le contour de ce qui l’attend dans moins de deux mois lorsque le mandat de Kabila expirera le 20 décembre prochain. À peine le dialogue, format Kabila, Kodjo et Kamerhe, venait de se terminer le mardi 18 octobre dernier, le Rassemblement a démontré sa force de mobilisation et de ralliement à sa cause. Le lendemain, son mot d’ordre de l’opération « Ville morte », lancé sous le signe fort d’un carton jaune en guise de rappel pour son préavis de trois mois, a été largement suivi par le peuple. C’est un indice probant du désaveu des accords signés au Camp Tshatshi. La lecture de ces deux faits induit à tirer trois conclusions. Primo, c’est manifestement à tort qu’on a parlé d’un dialogue inclusif. Secundo, c’est aussi à tort que certaines personnes ne voulaient pas la tenue du dialogue qui vient de s’achever. Tertio, on a gaspillé du temps pouvant servir véritablement à débattre pour voir si un accord consensuel était possible entre deux camps ayant des positions tranchées. 

Après la validation des mandats et l’accomplissement des formalités d’usage, le dialogue entre les signataires de l’Accord du Camp Tshashi et l’opposition n’ayant pas participé auxdites assises débute le mardi 13 décembre 2016 et se terminera, en principe, trois jours après. Les 6 points inscrits au calendrier des discussions sont connus. Trouver un consensus sur ces points pourrait réellement décrisper la crise actuelle. L’espoir reste donc fondé. Toutefois, la pierre d’achoppement demeure le statut de l’actuel locataire du Mont Ngaliema après le 19 décembre à minuit. Ce point majeur risque, à ne pas en douter, de tout faire capoter.

 

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé »  S. BIKO

Le qualificatif ''démocratique'' est utilisé au cours de ''la guerre par morceaux'' imposée aux Congolais(es) par plusieurs ''associations de malfaiteurs'', membres du ''réseau d'élite de prédation'' opérant dans la sous-région des Grands Lacs africains  pour couvrir leur caractère d'instruments de néocolonisation de cette partie de l'Afrique. L'usage magique et/ou fétichiste de ce ''qualificatif démocratique'' a tellement ''mangé les cœurs  et les esprits'' à tel point que la réalité de la mort rampante, de la prédation et du clientélisme permanent, du mépris de la vie et de la culture, etc. ne semble avoir aucun effet chez plusieurs compatriotes ; et même chez les jeunes. Ceux-ci continuent à soutenir que le Congo-Kinshasa, cette néocolonie anglo-saxonne, est une jeune démocratie à protéger.

 

 
Il nous avait semblé curieux que des compatriotes ayant participé à la présentation des Mémoires d'Herman Cohen à Bruxelles ait fait semblant de n'avoir pas suivi le discours de campagne du prochain président américain, Donald Trump. Plusieurs de ces compatriotes donnaient l'impression de n'avoir pas entendu les propos de Trump sur une Afrique qui n'était bonne que pour faire des enfants et qui devrait être encore colonisée pour 100 ans. Sous les apparences d'une certaine innocence, ils demandaient à Herman Cohen de leur dire ce que l'administration Trump allait faire du ''dossier Kabila''. Pathétique ! Ces compatriotes semblaient n'avoir pas entendu Trump dire : « America first » !(http://www.lalibre.be/actu/usa-2016/america-first-i-will-build-a-wall-toutes-ces-promesses-faites-par-trump-durant-sa-campagne-58230e51cd70958a9d5ef0ca) Kokamwa !