Politique
mercredi juin 28, 2017
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Il n'est pas possible de sortir de ''la logique de confrontation'' ou de la résistance face  des sous-traitants de l'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Les preuves abondent. Il y a un semblant de ''gouvernement d'union nationale'' et les massacres des Congolais(es) sont perpétrés à travers plusieurs coins du pays. Badibanga est ''premier ministre'' et le Kasaï est à feu et à sang. Il a oublié les fosses communes de Maluku. Une occupation néocoloniale et néolibérale recourt à l'oppression et à la répression pour dégrader les êtres humains ou les convertir en des ''êtres inutilisables'', en des ''indigents'' bons pour les fosses communes ou corvéables à souhait. C'est son ADN.

 

 

Nous avons  une chance énorme. Il arrive que certains compatriotes nous livrent au grand jour les secrets de la guerre d'usure que notre pays connaît depuis  bientôt plus  de deux décennies. Nous avons toujours soutenu que la guerre imposée aux Congolais(es) est aussi une guerre d'usure. C'est-à-dire qu'elle tient, sur le temps long, à casser tous les ressorts de notre résistance collective contre le maintien de notre pays dans un statut de ''néocolonie''. Cette guerre  corrompt, dans les cœurs  et les esprits, toute capacité de rebondir, toute capacité de résilience et de compréhension profonde de ce qui se passe. Chez des compatriotes où cette capacité est complètement anéantie né le désir de ''cohabiter'' avec les mercenaires et les autres bourreaux des masses populaires congolaises sous l'instigation des ''maîtres du monde''.

 

Cela dure. Ils tirent toujours pour tuer. Et l'ONU, contrôleuse de la pensée congolaise voudrait, à travers ''sa narration officielle'', que ces sous-traitants des sous-traitants de ''la guerre par morceau'' au Congo-Kinshasa soient dénommés ''forces de l'ordre''. Non. Ce sont des forces de la mort. Tous les rapports des ''experts'' de cette machine mise au service des ''enrichis'' contre ''les appauvris'' en témoignent. Mais comme il n'y a pas d'experts neutres, ceux de l'ONU sont au service de ''la narration officielle'', dangereuse et trompeuse.

 

Tuer à Kananga, à Beni, à Kimpese, à Kinshasa, à Tshimbulu et ailleurs au Congo-Kinshasa, c'est pour ''le réseau d'élite transnational de prédation'' une façon d'étouffer toute revendication  de justice sociale et de respect de la vie. Y souscrire, c'est renoncer aux profits mirobolants que procure la guerre raciste de prédation et de basse intensité commencée depuis les années 1990.