Politique
dimanche décembre 17, 2017
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''Mukupa kawutu wamana mbua'', nous rappelle Dikita

(La rage n'extermine pas les chiens)

Aller s'agenouiller ou s'incliner devant un mercenaire occupé à exterminer les Congolais(es) est un signe à la fois d'esclavage volontaire, de lâcheté et de trahison de la cause congolaise. Ce geste de soumission peut avoir des incidences négatives sur certains résistants luttant contre l'imposture. Il peut les dérouter. Dieu merci ! Il est souvent posé par ceux et celles qui, depuis 1996, ''ont choisi alias Joseph Kabila'' Ils restent égaux à eux-mêmes. Ils sont constants. Même s'il leur arrive, après ces agenouillements serviles, de dire : « Le peuple d'abord ».

Comment alias Joseph Kabila pourrait-il continuer à parler des Congolais(es) dont il a bafoué la dignité pendant bientôt deux décennies  en termes de ''mes chers compatriotes''.

Oui. Alias Joseph Kabila a ''ses compatriotes'' : ces Congolais(es) en pagne wax et en costume et cravate ayant fait partie de son clan et de son réseau de prédation. Les uns sont devenus  ses tambourinaires et ses thuriféraires. Les autres se sont convertis en opposants de pacotille. Tous appartiennent, à quelques exceptions près, à ''la famille  de ses chers compatriotes''. Ils appartiennent les uns à ''la République de la Gombe'' et les autres à ''la République de Kingakati''.

En  passant en revue les différents moments de ''négociation des accords'' au Congo-Kinshasa, un constat saute aux yeux : ces moments n'ont jamais conduit à la cessation de ''la guerre par morceau'' que les anglo-saxons mènent  dans ce pays par des sous-traitants interposés depuis les années 1990.

Il n'est pas possible de sortir de ''la logique de confrontation'' ou de la résistance face  des sous-traitants de l'occupation néocoloniale du Congo-Kinshasa. Les preuves abondent. Il y a un semblant de ''gouvernement d'union nationale'' et les massacres des Congolais(es) sont perpétrés à travers plusieurs coins du pays. Badibanga est ''premier ministre'' et le Kasaï est à feu et à sang. Il a oublié les fosses communes de Maluku. Une occupation néocoloniale et néolibérale recourt à l'oppression et à la répression pour dégrader les êtres humains ou les convertir en des ''êtres inutilisables'', en des ''indigents'' bons pour les fosses communes ou corvéables à souhait. C'est son ADN.