Politique
dimanche avril 30, 2017
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La relecture de notre histoire ne devrait pas nous conduire à mettre entre parenthèse l'existence de toutes les forces d'indocilité congolaises et africaines liguées contre l'ordre colonial et néocolonial retranchées dans le maquis de notre histoire collective ; et souvent prêtes à en découdre avec ses auteurs intellectuels et leurs nègres de service. Grâce à ces forces, des tentatives de mettre fin à cette crise de légitimité plurielle sont menées.Malheureusement, elles font face à des forces réactionnaires au service des acteurs pléniers de la tragédie congolaise. Des embourgeoisés se lèvent au cœur de l'Afrique pour torpiller notre mémoire collective. Ils vous disent que la crise de légitimité au Congo-Kinshasa est liée à la violation de ''la charte d'occupation anglo-saxonne'' (abusivement dénommée constitution) de ce pays par des proxys interposés. Ce faisant, ils font le jeu de ''leurs maîtres'' cherchant à trouver une issue heureuse à un mercenaire ayant vendu le pays de Lumumba aux enchères.

''Batapa webeja, tshipatwila mwele mu nsapu, wamanya'' (Babanya K.)

Quand ceux et celles qui donnent la mort sont encensés et/ou imités, il serait important de question la société sur son état mental et psychologique. La défense acharnée des intérêts immédiats dans les pays convoités ou chez autrui, l'idolâtrie du pouvoir et de l'avoir peuvent relever des cas cliniques (ou cyniques) de délire mégalomaniaque, de perversité narcissique, de socio ou de psychopathie.

En marge d'une résistance organisée dans les cas de légitime défense, l'imitation des ensauvagés ou des thanatophobes serait une question sociétale à analyser en profondeur.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO

Ne nous leurrons pas. Dans un monde où ''l'argent a phagocyté le processus politique'', les Kabila et les Kagame trouveront toujours des alliés de leur processus d'extermination et de balkanisation du Congo-Kinshasa. La lutte pour les intérêts congolais devrait prendre en compte ce changement de paradigme au niveau des Etats nommés ''grandes puissances''. Ce que Guillaume Debré a remarqué après plusieurs années passées aux USA n'est pas une nouveauté. Cela date de l'après deuxième guerre mondiale.La lutte contre la démocratie populaire est une constante de la politique américaine. Croire que les USA vont soutenir une démarche de démocratie souveraine au Congo-Kinshasa est une illusion. Les conseilleurs de JOKA le savent. Ils savent que face à l'argent et aux intérêts bassement matérialistes, la vie humaine n'a pas de prix.

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé » S. BIKO 

Avoir comme coachs communs le NDI et la Fondation Buffet et chercher à mettre les masses populaires dans la rue peut être une réponse à leur instinct tanatophile. C'est leur permettre de voir les proys qu'ils soutiennent dans leur guerre de basse intensité (depuis 1990) exterminer une partie de la population congolaise qu'ils considèrent comme ''inutile'' et ''inutilisable''. Ils ont du mépris raciste à son endroit. Ils ont peur de sa croissance en nombre. Il est quand même curieux que nos compatriotes coachés ainsi que leurs partis politiques et ONG ne puissent pas se poser la question de savoir pourquoi ces agences (NDI, NED, USAID, OPEN SOCIETY) et les différentes fondations les subventionnant n'ont pas, jusqu'à ce jour, appeler à la création d'un Tribunal Pénal pour le Congo.