Politique
mercredi juin 28, 2017
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Après la validation des mandats et l’accomplissement des formalités d’usage, le dialogue entre les signataires de l’Accord du Camp Tshashi et l’opposition n’ayant pas participé auxdites assises débute le mardi 13 décembre 2016 et se terminera, en principe, trois jours après. Les 6 points inscrits au calendrier des discussions sont connus. Trouver un consensus sur ces points pourrait réellement décrisper la crise actuelle. L’espoir reste donc fondé. Toutefois, la pierre d’achoppement demeure le statut de l’actuel locataire du Mont Ngaliema après le 19 décembre à minuit. Ce point majeur risque, à ne pas en douter, de tout faire capoter.

 

« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé »  S. BIKO

Le qualificatif ''démocratique'' est utilisé au cours de ''la guerre par morceaux'' imposée aux Congolais(es) par plusieurs ''associations de malfaiteurs'', membres du ''réseau d'élite de prédation'' opérant dans la sous-région des Grands Lacs africains  pour couvrir leur caractère d'instruments de néocolonisation de cette partie de l'Afrique. L'usage magique et/ou fétichiste de ce ''qualificatif démocratique'' a tellement ''mangé les cœurs  et les esprits'' à tel point que la réalité de la mort rampante, de la prédation et du clientélisme permanent, du mépris de la vie et de la culture, etc. ne semble avoir aucun effet chez plusieurs compatriotes ; et même chez les jeunes. Ceux-ci continuent à soutenir que le Congo-Kinshasa, cette néocolonie anglo-saxonne, est une jeune démocratie à protéger.

 

 
Il nous avait semblé curieux que des compatriotes ayant participé à la présentation des Mémoires d'Herman Cohen à Bruxelles ait fait semblant de n'avoir pas suivi le discours de campagne du prochain président américain, Donald Trump. Plusieurs de ces compatriotes donnaient l'impression de n'avoir pas entendu les propos de Trump sur une Afrique qui n'était bonne que pour faire des enfants et qui devrait être encore colonisée pour 100 ans. Sous les apparences d'une certaine innocence, ils demandaient à Herman Cohen de leur dire ce que l'administration Trump allait faire du ''dossier Kabila''. Pathétique ! Ces compatriotes semblaient n'avoir pas entendu Trump dire : « America first » !(http://www.lalibre.be/actu/usa-2016/america-first-i-will-build-a-wall-toutes-ces-promesses-faites-par-trump-durant-sa-campagne-58230e51cd70958a9d5ef0ca) Kokamwa ! 

Dans un pays où le viol, le vol et la corruption sous-traités pendant plus de 130 ans sont institutionnalisés, croire à ''un poste d'irresponsabilité'' comme celui de Badibanga est une bêtise. Hier, Laurent-Désiré Kabila parlait de ses ''compagnons de lutte'' en termes de ''conglomérat d'aventuriers''. Il y a deux ou trois jours, Matata Ponyo a qualifié son gouvernement ''d'eaux infestées de crocodiles. C'est au sein ce ''conglomérat d'aventuriers'' transmuté en des ''eaux infectées de crocodiles'' que Badibanga aura à trouver ses ''co-proconsuls'' pour l'entretien d'une kléptocratie clientéliste sans aucune reddition des comptes. Opérant au cœur d'un faux système politique, il ne va opérer aucun miracle.