Politique
dimanche décembre 17, 2017
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Nous avons  une chance énorme. Il arrive que certains compatriotes nous livrent au grand jour les secrets de la guerre d'usure que notre pays connaît depuis  bientôt plus  de deux décennies. Nous avons toujours soutenu que la guerre imposée aux Congolais(es) est aussi une guerre d'usure. C'est-à-dire qu'elle tient, sur le temps long, à casser tous les ressorts de notre résistance collective contre le maintien de notre pays dans un statut de ''néocolonie''. Cette guerre  corrompt, dans les cœurs  et les esprits, toute capacité de rebondir, toute capacité de résilience et de compréhension profonde de ce qui se passe. Chez des compatriotes où cette capacité est complètement anéantie né le désir de ''cohabiter'' avec les mercenaires et les autres bourreaux des masses populaires congolaises sous l'instigation des ''maîtres du monde''.

 

Cela dure. Ils tirent toujours pour tuer. Et l'ONU, contrôleuse de la pensée congolaise voudrait, à travers ''sa narration officielle'', que ces sous-traitants des sous-traitants de ''la guerre par morceau'' au Congo-Kinshasa soient dénommés ''forces de l'ordre''. Non. Ce sont des forces de la mort. Tous les rapports des ''experts'' de cette machine mise au service des ''enrichis'' contre ''les appauvris'' en témoignent. Mais comme il n'y a pas d'experts neutres, ceux de l'ONU sont au service de ''la narration officielle'', dangereuse et trompeuse.

 

Tuer à Kananga, à Beni, à Kimpese, à Kinshasa, à Tshimbulu et ailleurs au Congo-Kinshasa, c'est pour ''le réseau d'élite transnational de prédation'' une façon d'étouffer toute revendication  de justice sociale et de respect de la vie. Y souscrire, c'est renoncer aux profits mirobolants que procure la guerre raciste de prédation et de basse intensité commencée depuis les années 1990.

«  On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » Père V. MACHOZI