Politique
vendredi décembre 15, 2017
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« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté. »  P. E. LUMUMBA

A vrai dire, JOKA, imposé par ''les amis de Paul Kagame'' à Sun City aux Congolais(es) a contribué à faire du Congo-Kinshasa une prison à ciel ouvert, une jungle, une néocolonie anglo-saxonne. Les intellectuels organiques et structurants congolais, jeunes ou adultes, l'ont compris. Plusieurs d'entre eux ont opté pour la résistance et un travail d'émancipation sociale, culturelle, économique et spirituelle sur le temps long.

En l’espace de deux jours, la RDC a dessiné le contour de ce qui l’attend dans moins de deux mois lorsque le mandat de Kabila expirera le 20 décembre prochain. À peine le dialogue, format Kabila, Kodjo et Kamerhe, venait de se terminer le mardi 18 octobre dernier, le Rassemblement a démontré sa force de mobilisation et de ralliement à sa cause. Le lendemain, son mot d’ordre de l’opération « Ville morte », lancé sous le signe fort d’un carton jaune en guise de rappel pour son préavis de trois mois, a été largement suivi par le peuple. C’est un indice probant du désaveu des accords signés au Camp Tshatshi. La lecture de ces deux faits induit à tirer trois conclusions. Primo, c’est manifestement à tort qu’on a parlé d’un dialogue inclusif. Secundo, c’est aussi à tort que certaines personnes ne voulaient pas la tenue du dialogue qui vient de s’achever. Tertio, on a gaspillé du temps pouvant servir véritablement à débattre pour voir si un accord consensuel était possible entre deux camps ayant des positions tranchées. 

Après la validation des mandats et l’accomplissement des formalités d’usage, le dialogue entre les signataires de l’Accord du Camp Tshashi et l’opposition n’ayant pas participé auxdites assises débute le mardi 13 décembre 2016 et se terminera, en principe, trois jours après. Les 6 points inscrits au calendrier des discussions sont connus. Trouver un consensus sur ces points pourrait réellement décrisper la crise actuelle. L’espoir reste donc fondé. Toutefois, la pierre d’achoppement demeure le statut de l’actuel locataire du Mont Ngaliema après le 19 décembre à minuit. Ce point majeur risque, à ne pas en douter, de tout faire capoter.