Politique
dimanche avril 30, 2017
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Depuis la nuit des temps, l’histoire qui se joue et se raconte au Congo-Kinshasa a toujours été celle conçue et initiée par d’autres peuples que par des Congolais eux-mêmes. De l’homme congolais, jamais il n’a été question en tant que sujet souverain et acteur ayant constamment à l’esprit la poursuite de son propre dessein. Le Congolais se laisse entrevoir comme un simple gadget, un personnage-objet qui est repris, mais sans tenir compte de sa présence, dans un projet d’un ailleurs à la fois lointain et hostile à l’affirmation d’une identité congolaise. C’est le tout premier écueil barre la route de l’existence d’un soi responsable et autonome. Voilà qui explique le fait que l’on parlât abondamment, et par des Congolais eux-mêmes aussi, de la Belgique au Congo, de la France, de l’Amérique, du Royaume-Uni. Et aujourd’hui encore de l’Allemagne, avec son retour sur la scène internationale ; et du Rwanda de Paul Kagamé. Toutes ces forces réunies et opposées à l’idée d’un Congo souverain ont récemment invité les peuples du Congo-Kinshasa à partager ce qu’elles considèrent comme étant leur richesse nationale avec leurs voisins nommément cités, tels que le Rwanda et l’Ouganda. Dans le cas contraire, le Congo, comme un ensemble de peuples ayant un passé et une histoire communs faisant d'eux une nation à protéger et ayant des intérêts à défendre, serait menacé de disparition.. Cependant, les tenants de ce discours, les Anglo-saxons et leurs alliés, ont manqué de préciser que le Congo-Kinshasa n’a jamais disposé d’une richesse économique ou naturelle qui lui fût propre. Du moment qu'il demeure occupé, et ce, depuis Berlin 1885. Aussi longtemps que des Congolais refuseront ou feront semblant de regarder en face les causes des maux dont ils souffrent, tout ce qui sera entrepris comme tentative de solution ne conduira nulle part. Ils tourneront en rond en perdant inutilement du temps à cause de leur mauvaise lecture de situation à l’origine de leur misère.

De plus en plus, des langues se délient et parlent des rencontres informelles ayant eu lieu entre le camp dit de l'opposition et celui dit de la Majorité Présidentielle. A entendre les uns et les autres, il semble que les questions supposées cruciales, c'est-à-dire celle du fichier électoral à actualiser et celle de l'argent à mobiliser, n'ont pas été au cœur de ces échanges. Non. Ces rencontres informelles ont planché sur ''la gestion du pouvoir-os'' à l'issue de ce que les deux camps présentent comme étant ''la fin du deuxième mandat de Joseph Kabila''.

Depuis le début du faux processus de ''démocratisation du Congo-Kinshasa'' par ''la guerre raciste, de prédation et d'occupation'' interposée, une théâtralisation de la scène politique congolaise conduit à la prise en otage des masses populaires par ''un conglomérat d'aventuriers'' issu de cette guerre et rejoint par des ''faux opposants désargentés''(ou cupides), ''des vieux dinosaures mobutistes'' et des nouveaux riches de la société civile, présidents à vie des ONG au service de l'Open Society de George Soros.

 

Pendant que la distraction se poursuit dans la ville de Kinshasa où des Congolais tout à fait « normaux » vaquent à leurs occupations, et comme si rien de grave ne se passait dans ce pays , notamment dans la ville de Beni où plus de 100 habitants ont perdu leur vie dans un massacre prétendument attribué aux Djihadistes, et au Kasaï central où la soldatesque à la solde du régime a assassiné le vaillant chef coutumier Kamwina Nsapu dont le péché fut d’avoir dénoncé l’occupation de la terre de ses ancêtres par des forces rwandaises, Paul Kagamé poursuit son bout de chemin Il travaille d’arrache-pied chaque qui passe vers la matérialisation de son projet de création de la république du volcan sur les cendres du Kivu.