Politique
vendredi décembre 15, 2017
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« L'outil le plus puissant que détienne l'oppresseur est la pensée de l'opprimé »  S. BIKO

Le qualificatif ''démocratique'' est utilisé au cours de ''la guerre par morceaux'' imposée aux Congolais(es) par plusieurs ''associations de malfaiteurs'', membres du ''réseau d'élite de prédation'' opérant dans la sous-région des Grands Lacs africains  pour couvrir leur caractère d'instruments de néocolonisation de cette partie de l'Afrique. L'usage magique et/ou fétichiste de ce ''qualificatif démocratique'' a tellement ''mangé les cœurs  et les esprits'' à tel point que la réalité de la mort rampante, de la prédation et du clientélisme permanent, du mépris de la vie et de la culture, etc. ne semble avoir aucun effet chez plusieurs compatriotes ; et même chez les jeunes. Ceux-ci continuent à soutenir que le Congo-Kinshasa, cette néocolonie anglo-saxonne, est une jeune démocratie à protéger.

 

 
Il nous avait semblé curieux que des compatriotes ayant participé à la présentation des Mémoires d'Herman Cohen à Bruxelles ait fait semblant de n'avoir pas suivi le discours de campagne du prochain président américain, Donald Trump. Plusieurs de ces compatriotes donnaient l'impression de n'avoir pas entendu les propos de Trump sur une Afrique qui n'était bonne que pour faire des enfants et qui devrait être encore colonisée pour 100 ans. Sous les apparences d'une certaine innocence, ils demandaient à Herman Cohen de leur dire ce que l'administration Trump allait faire du ''dossier Kabila''. Pathétique ! Ces compatriotes semblaient n'avoir pas entendu Trump dire : « America first » !(http://www.lalibre.be/actu/usa-2016/america-first-i-will-build-a-wall-toutes-ces-promesses-faites-par-trump-durant-sa-campagne-58230e51cd70958a9d5ef0ca) Kokamwa ! 

Dans un pays où le viol, le vol et la corruption sous-traités pendant plus de 130 ans sont institutionnalisés, croire à ''un poste d'irresponsabilité'' comme celui de Badibanga est une bêtise. Hier, Laurent-Désiré Kabila parlait de ses ''compagnons de lutte'' en termes de ''conglomérat d'aventuriers''. Il y a deux ou trois jours, Matata Ponyo a qualifié son gouvernement ''d'eaux infestées de crocodiles. C'est au sein ce ''conglomérat d'aventuriers'' transmuté en des ''eaux infectées de crocodiles'' que Badibanga aura à trouver ses ''co-proconsuls'' pour l'entretien d'une kléptocratie clientéliste sans aucune reddition des comptes. Opérant au cœur d'un faux système politique, il ne va opérer aucun miracle. 

Actuellement, l'une des questions épineuses que le Congo-Kinshasa pose est celle de la sortie du ce système de la mort dans lequel il est enfermé depuis plus de 130 ans. Les embourgeoisés fanatiques de ''la mandelaïté'' en font partie. Ils ne peuvent rien pour les masses populaires congolaises paupérisées et livrées à l'ignorance, à l'inculture, à l'oppression et à la répression. Les médiations menées pour faire entendre raison aux membres du réseau national (et régional) de la prédation ne semblent pas prendre en compte  la dangerosité de ce système. Notre peur est qu'elles puissent reconduire des solutions approximatives sans impact réel sur le système de la mort du Congo-Kinshasa. Il y a une telle fixation sur un seul membre de ce  système que sa mise hors d'état d'agir ne puisse être émancipatrice socialement, culturellement, politiquement et économiquement pour les masses populaires congolaises.