Politique
dimanche avril 30, 2017
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Le triangle de la mort ou de destruction du Congo-Kinshasa comprend trois principales ligues, dont le modus operandi, à l’intérieur de chaque bloc, diffère de celui d’une compétition sportive normale. En effet, dans une concurrence sportive, les différents protagonistes sur le terrain du jeu jouent d’abord à l’affrontement. Et ce n’est que par la suite, après une dispute bien engagée entre des équipes opposées aux unes et aux autres, et lesquelles, selon les règles du jeu bien avant définies, essayent de gagner des points en vue de remporter chacune le tournoi en empochant le prix ou le trophée pour lequel elles concouraient. Mais au Congo-Kinshasa, tout fonctionne à l’envers, car ce genre de compétitivité qui se solde soit par un vainqueur, soit par un vaincu n’est pas à l’ordre du jour. Sur le terrain de jeu, au Congo-Kinshasa, l’antagonisme et son corollaire la victoire ou la défaite sont carrément absents et exclus entre les pièces sur l’échiquier. On peut en déduire que par l’absence d’un règlement établi et respecté, le Congo-Kinshasa va droit à sa disparition, voire à la mort. C’est le triomphe de la loi de la jungle.

« L'outil le plus puissant que détient l'oppresseur est la pensée de l'opprimé. » S. BIKO

Dans un pays où la référence à l'écrit était en train de disparaître, dans un pays où la majorité de compatriotes aime la rumba, Mzee Kabila avait compris que passer un message par le biais de la chanson fut une idée géniale. Mais certains musiciens ayant chanté ''Tokufa mpo na Congo'', après l'assassinat de Mzee Kabila, ont fait volte-face et sont devenus ''les amis de JOKA'', Cheval de Troie de Paul Kagame.Un revirement à 180%. Et la diaspora congolaise, une certaine diaspora congolaise, forte de son engagement dans l'émancipation politique de son pays, leur a livré une lutte sans merci. Néanmoins, cette lutte n'est pas répercutée au pays où l'abrutissement et la dégradation des masses populaires par ''les mipende'' interposées poursuit son petit bonhomme de chemin. Ironie du sort. Les héritiers de Munzihirwa, de Floribert Chebeya, du Père Vincent Mochozi, de Mamadou Ndala, de Kamwina Nsapu et de Lumumba ne baissent pas la garde. Minoritaires, ils réussissent, petit à petit, à déjouer, par le travail d'analyse et de l'intelligence, par leurs capacités organisationnelles, les pièges de l'ennemi.

 

La Majorité Présidentielle (MP) est composée de plusieurs partis politiques dont le plus important est le PPRD. On pourrait s’imaginer, en toute logique, qu’ils se réunissent, discutent et prennent résolument des décisions qu’on peut supposer mûrement réfléchies. Ses acteurs ont pour la plupart d’entre eux une expérience aguerrie. Et, ils peuvent, sans nul doute, revendiquer un certain savoir-faire politique. L’art et les subtilités du métier auraient dû les amener à bien diagnostiquer la situation factuelle et à trouver des solutions idoines pour ne pas tomber dans l’impasse dans lequel le pays est plongé depuis un bout de temps sans connaitre quelle en sera l’issue.

Congolais, il est temps de changer d’option car demain il sera trop tard…

Craignant d’être emportés par le vent dit de la perestroïka, Mobutu et les siens, ayant perçu le danger à venir, se métamorphosèrent à travers le discours de Mobutu du 24 avril 1990. Et ce qui était en train de devenir le défunt MPR-parti-État se démultiplia en plusieurs rejetons, lesquels se repositionnèrent dans la blanchisserie de Limeté. Et faisant suite à ce positionnement nouveau, au Bureau exécutif de l’Union Sacrée de l’Opposition dite radicale, nous avons fini par avoir comme collègues de travail, dans les instances et structures de réflexion, des noms tels que les Nguz et autres. C’est dans ce contexte que vint l’année 1991. À l’horizon se profile un dialogue politique comme les Congolais les ont depuis adorés.